Le Maroc, futur pilier du flanc sud de l’Otan à la place de l’Espagne ?

- 16h00 - Espagne - Ecrit par : S.A

Le débat autour de l’avenir des bases militaires américaines de Rota et Morón s’intensifie. Face à l’instabilité politique madrilène, le Maroc se positionne pour récupérer une partie de ces infrastructures stratégiques de l’Otan.

Situées en Andalousie, ces installations constituent le pilier du flanc sud de l’Alliance atlantique. La base navale de Rota, idéalement placée face au détroit de Gibraltar, abrite notamment des destroyers équipés du bouclier antimissile ultrasophistiqué AEGIS. Comme le souligne El Debate, cette synergie opérationnelle cruciale « ne s’improvise ni ne se reproduit nulle part ailleurs dans la Méditerranée occidentale ».

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Pourtant, face aux réticences de l’actuel gouvernement espagnol à soutenir son allié américain, des médias proches de Rabat y voient une véritable « opportunité historique ». Si un transfert total vers le royaume est aujourd’hui inenvisageable — le Maroc n’appartenant pas à l’Otan et manquant du cadre juridique pour abriter des technologies classifiées —, le risque d’une délocalisation partielle est pris très au sérieux.

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Les fonctions logistiques actuellement dévolues à la base de Morón de la Frontera (opérations aériennes, hôpitaux, ravitaillement) pourraient tout à fait être relocalisées sur le sol marocain. Une telle diversification ferait perdre à la péninsule ibérique sa centralité stratégique, entraînant des dommages économiques « irréversibles » pour les milliers de familles et d’entreprises locales qui dépendent de ces bases.