Maroc : les puissants intouchables sur les plages ?
Les habitants d’un douar situé près de Tanger, dénoncent le deux poids deux mesures lors de la récente campagne de libération de la plage de Ba Kacem où des établissements appartenant à des personnalités influentes ont été épargnés par les démolitions.
Les démolitions effectuées sur la plage de Ba Kacem la semaine dernière ont visé les établissements de jeunes issus du milieu rural de la région, installés de manière saisonnière sur la plage, indiquent des sources locales à Hespress, précisant que d’autres établissements appartenant à des personnalités « influentes » n’ont pas été touchés.
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Ces démolitions ont provoqué la colère de certains jeunes de la région qui affirment avoir reçu des « promesses et des assurances concernant l’autorisation de travailler dans la zone dans les prochaines semaines », ont ajouté les mêmes sources qui estiment que cette décision « portera préjudice à ces jeunes et aggravera encore leurs souffrances sociales et économiques ».
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Contactées, les autorités locales ont reconnu que « trois personnes » avaient échappé aux démolitions, expliquant que ces dernières « disposaient de permis et avaient déposé des demandes d’autorisation et de renouvellement ». L’une d’elles possède une autorisation valide jusqu’au mois de décembre prochain, tandis que les deux autres ont déposé des demandes de renouvellement du permis, est-il précisé.
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« Nous leur avons accordé un délai de deux semaines ; s’ils ne régularisent pas leur situation, nous procéderons à la démolition de ce qu’ils ont construit sur la plage », ont insisté les autorités locales, rejetant les accusations de « favoritisme » envers des personnes influentes au détriment des jeunes vulnérables. Selon des sources, la commune n’est pas habilitée pour octroyer des permis d’exploitation de ce domaine maritime.