Maroc 2030 : Les routes du Mondial vont coûter très cher
Le gouvernement marocain débloque 19 milliards de dirhams pour moderniser ses infrastructures routières en vue de la Coupe du Monde 2030. Ce budget colossal financera de nouveaux axes stratégiques, notamment autour du futur Grand Stade de Casablanca.
L’accès au nouveau stade Hassan II, situé à Benslimane, concentre une part massive des investissements. Une convention de partenariat alloue 5 milliards de dirhams pour fluidifier la circulation autour de cette infrastructure sportive. Dans le détail, 3,9 milliards financeront les routes d’accès directes, tandis que 1,1 milliard servira à réaménager les échangeurs autoroutiers d’Aïn Harrouda et de Sidi Maarouf. En parallèle, les travaux de l’autoroute continentale reliant Rabat à Casablanca sur 59 kilomètres ont déjà démarré, avec une enveloppe de 6 milliards de dirhams et une livraison impérative avant la compétition.
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Cette dynamique accélère également les chantiers dans le reste du territoire, portant le réseau autoroutier au-delà de ses 1 800 kilomètres actuels. Le ministère de l’Équipement et de l’Eau prévoit un nouveau programme de développement avec la Société nationale des autoroutes. L’année 2025 a ainsi été marquée par l’achèvement du tronçon Tit Mellil - Berrechid sur 29 kilomètres. Plus au nord, la construction de l’axe Guercif - Nador se poursuit sur 104 kilomètres, nécessitant un financement de 7,9 milliards de dirhams.
Les voies express connaissent une évolution similaire, atteignant environ 2 300 kilomètres à la fin de l’année 2025, soit une augmentation de 819 kilomètres depuis 2021. De multiples régions bénéficient de cette densification. Parmi les projets majeurs figurent les liaisons Tiznit - Laâyoune, Fès - Taounate, Tétouan - Chefchaouen, ainsi que la connexion au port de Nador West Med et les différents aménagements routiers d’Agadir.
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Pour orchestrer ces transformations, la loi 35.25 a instauré la Fondation Maroc 2030. Cette entité coordonne l’action des départements gouvernementaux et des collectivités locales pour garantir le respect des délais et des normes internationales de sécurité. Lors d’une réponse parlementaire, le ministre a rappelé que ces travaux dépassent le simple cadre de l’événement sportif : ils constituent un levier de développement économique durable destiné à améliorer le quotidien des citoyens et à renforcer l’attractivité globale des investissements.