Standard & Poor’s croit en l’économie marocaine

11 avril 2020 - 20h30 - Economie - Ecrit par : G.A

Le Maroc peut compter sur sa bonne gestion de la pandémie pour préserver ses acquis auprès des agences d’évaluation. En dépit de la crise sanitaire et de ses effets négatifs sur l’économie nationale, le royaume est parvenu à garder sa notation chez Standard & Poor’s.

Selon l’Économiste, "le Maroc maintient son Investment Grade (BBB) dans le contexte difficile de la crise sanitaire, tout en gardant des perspectives stables". Mieux, "l’impact économique et budgétaire défavorable de la pandémie du covid-19, sera maîtrisé sans endommager durablement et structurellement les paramètres de crédit", rassure le journal.

Les conséquences engendrées par la pandémie ont poussé certains économistes à craindre une récession économique pour le compte de cette année 2020. Mais l’agence de notation entrevoit une reprise de l’activité au cours du second semestre, même si pour cela, il faudra que "les autorités poursuivent les réformes structurelles économiques et budgétaires pour permettre une amélioration des performances économiques et budgétaires et une baisse graduelle du déficit de la balance courante".

Mais en attendant un tel scénario, L’Économiste relève que "le déficit budgétaire se creuserait à 5,2 % du PIB fin 2020 et que la dette publique nette atteindrait 55,4 % avant une amélioration de la situation, avec le rebond économique auquel s’attend S&P en 2021". L’amélioration des performances dans les secteurs non agricoles et la résilience du secteur agricole, le rétablissement de l’environnement des affaires et la demande extérieure seront les principaux éléments de cette reprise tant attendue.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Investissement - Croissance économique - PIB - Coronavirus au Maroc (Covid-19)

Aller plus loin

Standard & Poor’s dégrade la note du Maroc

Dans sa dernière publication, l’agence de notation Standard & Poor’s a confirmé la note du Maroc à BBB- et note une perspective négative.

Ces articles devraient vous intéresser :

Un coup de pouce bienvenu pour les commerçants marocains

Suite à la directive de Bank Al-Maghrib (BAM) publiée le 25 septembre 2024, qui plafonne désormais le taux d’interchange domestique à 0,65%, le Centre monétique interbancaire (CMI) a été contraint de s’aligner.

Maroc : colère des gérants de salles de fêtes

Après l’impact de la pandémie de Covid-19 sur leurs activités, les propriétaires et gérants de salles de fêtes disent faire face aujourd’hui à une concurrence déloyale insupportable de certains individus proposant des salles informelles et des villas...

Immobilier au Maroc : attention à la TVA

Une nouvelle circulaire a été adressée aux conservateurs de la propriété foncière au sujet du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) relative aux biens d’investissement.

Les transferts des MRE mal utilisés ?

Les transferts de fonds des Marocains de la diaspora contribuent à la stabilité macroéconomique du Maroc, relève une récente note d’orientation publiée par le Bureau sous-régional pour l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations Unies...

Maroc : la construction se porte bien, mais...

Au Maroc, la construction connaît une embellie qui n’est pas près de s’arrêter. Les perspectives sont certes globalement positives, mais le secteur reste confronté à des défis majeurs.

Maroc : la croissance économique s’accélère

Le Maroc a enregistré une croissance économique de 4,1 % au quatrième trimestre 2023, contre 0,7 % au cours de la même période de 2022, révèle le Haut-commissariat au plan (HCP).

Le Maroc cherche à transformer les MRE en investisseurs

Le Maroc entend mettre en place une série de programmes visant à « encourager et motiver les Marocains du monde à investir dans leur pays d’origine », a récemment déclaré Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et des Marocains résidant à...

Maroc : après un fort rebond, l’économie devrait ralentir en fin d’année

L’économie marocaine, après un troisième trimestre 2024 en fanfare, devrait connaître un léger ralentissement de sa croissance au cours des prochains mois. C’est ce qu’indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dans son dernier rapport.

Vols chers, procédures lourdes : les raisons d’un désamour des MRE

Des groupes parlementaires critiquent le ministre de l’Investissement et de la Convergence des politiques publiques, Karim Zidane, à cause de ce qu’ils ont qualifié de participation « faible » des Marocains du monde aux investissements.

L’investissement public marocain marque une année record

L’investissement public au Maroc a atteint un niveau record de 300 milliards de dirhams en 2023, ce qui représente une augmentation de 22,4 % par rapport à 2022 et de 53,9 % par rapport à 2019, révèle le Conseil de la concurrence dans un récent rapport.