Un marocain nouveau maître de la chirurgie cardiovasculaire en Grande-Bretagne

- 23h49 - Maroc - Ecrit par : L.A

Dans l’enceinte de l’imposant édifice du célèbre hôpital londonien des spécialités de Harefield, relevant du Royal Brompton NHS Trust britannique, le Dr Mohamed Amrani est devenu une référence incontournable dans le domaine très pointu de la chirurgie cardiaque mini-invasive.

Une telle réputation n’est pas le fruit du hasard. Ce natif de Tétouan, a pu se frayer un chemin au sein de la communauté de chercheurs et de chirurgiens britanniques grâce à son sérieux, son talent et surtout à sa passion pour une discipline à laquelle il voue un amour sans faille frôlant la vénération. Armé d’une formation solide à la faculté de médecine de l’université catholique de Louvain en Belgique, le Dr Amrani, qui a toujours caressé le rêve de faire une carrière internationale dans sa discipline de prédilection, a atterri il y a un peu plus de dix ans en Grande-Bretagne et plus précisément au prestigieux Imperial College de Londres.

Dans ce temple de la science, le futur chirurgien marocain trouvera l’environnement propice pour étaler tout son génie et faire exploser son talent. Vite, il attire l’attention du célèbre chirurgien égyptien Magdy Yacoub, maître incontesté de la greffe du coeur au monde. C’est sous la houlette du Dr. Yacoub que le jeune Mohamed Amrani peaufinera ses connaissances, décrochant ainsi un Phd (Doctorat d’Etat) en 1995 après des recherches approfondies qui ont duré cinq ans sur le comportement des artères coronaires en particulier leur capacité de dilatation et d’adaptation.

Le chirurgien marocain ne cache pas son admiration pour l’expert égyptien, connu et reconnu en Grande-Bretagne notamment pour avoir réussi en 1996 une transplantation dans la poitrine de Hannah Clark, une petite Galloise, alors âgée de deux ans seulement, un coeur tout neuf, le sien, épuisé et doublé de volume par une inflammation chronique, ne pouvant plus la faire vivre. Le Dr Amrani, qui faisait à l’époque partie de l’équipe de Magdy Yacoub, est maintenant considéré par la presse britannique spécialisée, comme le digne successeur du chirurgien égyptien.

En 1997, le chirurgien marocain est fait grand conférencier avant d’accéder en 2001 au prestigieux rang de consultant, accordé aux plus compétents des médecins et chirurgiens du National Health System britannique.

Revenant sur sa spécialité, la chirurgie cardiaque mini-invasive, le Dr Amrani explique que cette technique permet d’aborder le coeur sans scier le sternum. Une courte incision de 4 à 6 cm dans le sillon sous-mammaire est suffisante. L’expert marocain, qui a passé dix ans de sa carrière à essayer d’améliorer les techniques chirurgicales de façon à éliminer les incisions, a déjà réussi plusieurs opérations de ce genre, une performance qui lui a valu les éloges de la presse britannique.

Outre ses bienfaits qui ne sont plus à démontrer sur les patients, la nouvelle technique permet également d’économiser des millions de livres Sterling par an.

Pour le NHS britannique, une opération chirurgicale conventionnelle du coeur coûte entre 15.000 et 20.000 livres Sterling selon la durée d’hospitalisation, alors que le coût de la nouvelle technique est largement inférieur à 10.000 livres.

Plusieurs quotidiens londoniens, comme le Times et l’Evening Standard, ou encore arabes comme Asharq Al-Awsat ou Al-Ittihad ont d’ailleurs
consacré plusieurs articles aux prouesses du chirurgien marocain. Ce dernier est sollicité par de nombreux hôpitaux aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde arabe, hôpitaux qui souhaitent bénéficier de la grande expérience qu’il a accumulée dans un domaine aussi pointu. Tout récemment, le Dr Amrani, 42 ans, a été choisi pour diriger un centre
d’excellence de chirurgie cardiovasculaire mis en place à Dubaï par Ithmar Capital, l’un des plus grands holdings de la région du Golfe.

La mission de l’expert marocain consistera à mener une équipe de chirurgiens et d’anesthésistes de l’hôpital de Hartfield, qui feront le déplacement à Dubaï pour offrir leurs services aux patients émiratis et de toute la région du Golfe. Le chirurgien marocain ne cache pas sa volonté de mettre sa riche expérience et son savoir-faire à la disposition du Maroc, son pays d’origine auquel il voue un attachement sans faille. Le Dr. Amrani, qui tient à garder le contact avec le Maroc où il se rend régulièrement pour donner des conférences, estime qu’il existe un grand potentiel pour le développement de la chirurgie cardiaque grâce notamment à l’existence de jeunes talents capables de réaliser de bons résultats dans ce domaine. Il s’est dit prêt à contribuer au renforcement des liens de coopération déjà existant entre les centres hospitaliers marocains et britanniques à travers notamment l’organisation de stages en Grande-Bretagne au profit de chirurgiens et anesthésistes marocains.

D’après lui, les liens de coopération anglo-marocains dans le secteur de la santé sont appelés à se développer davantage dans l’avenir à l’instar des autres secteurs notamment économique, financier et touristique qui ont connu un bond qualitatif durant les dernières années.

MAP - Abdelghani Aouifia

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