Lifting sous le soleil marocain

- 23h14 - Maroc - Ecrit par : L.A

Dans les années 1960, Casablanca était une plate-forme mondiale de la chirurgie transsexuelle. La première opération de changement de sexe a même eu lieu dans une petite clinique du quartier Mers Sultan, sous la férule du docteur Georges Burou, un gynécologue avant-gardiste casablancais.

Près de quarante ans plus tard, la ville est en train de devenir une nouvelle destination prisée pour différentes opérations médicales. Exit les changements de sexe, place à la chirurgie esthétique et dentaire. De plus en plus d’Occidentaux mettent le cap sur la ville blanche pour un lifting, une liposuccion ou une pose de couronnes en céramique. Leurs motivations ? Le faible coût des actes médicaux - certaines opérations sont deux à trois fois moins chères qu’en Europe - mais aussi leur rapidité. Quand il faut attendre de longs mois pour ce genre de soins en Europe, les médecins marocains peuvent recevoir les patients très rapidement.

Le phénomène n’a pas encore pris la même ampleur qu’en Tunisie, où des tour-opérateurs organisent des séjours tout compris. « La plupart des chirurgiens de Casa ont été contactés par des organismes de ce type, explique le docteur Mohamed Guessous, chirurgien plastique et esthétique. Ils ont tous refusé. » Pourquoi confier à un intermédiaire ce que l’on peut faire soi-même ? Grâce à son site Internet, à sa réputation et au bouche à oreille, le docteur Guessous assure sa propre promotion.

Quant à l’organisation des séjours, il l’a confiée à une société spécialisée. Pour environ 3 000 euros, on peut s’offrir un lifting, une semaine dans un hôtel quatre étoiles et un joli dépaysement. Pour répondre à cette demande croissante, le docteur va ouvrir sa propre clinique dans quelques semaines. Plusieurs autres établissements de ce type sont en construction à Casablanca.

La ville blanche serait-elle en train de devenir le nouvel eldorado du tourisme médical ? C’est en tout cas une niche que les autorités et les artisans du Plan de développement touristique veulent exploiter. Le syndicat des médecins du secteur libéral et l’Association nationale des cliniques privées plaident même pour une convention de tiers payant avec un organisme européen destinée aux patients étrangers. Pour le moment, l’ordre des médecins préfère ne pas s’engager.

Si l’on trouve à Casa des chirurgiens plastiques ou dentaires qui n’ont rien à envier aux meilleurs praticiens mondiaux, le tourisme médical n’est pas à prendre à la légère. Chirurgien plastique et esthétique de renom, le docteur Fahd Benslimane ne voit d’ailleurs pas cela d’un bon œil : « Au début, je pensais à tout ce que cela pourrait apporter à l’image du pays. Mais cette notion même de tourisme de santé me gêne. La dernière chose à faire quand on a subi une opération esthétique, c’est bien de s’exposer au soleil ou d’aller se baigner. Et puis, ce sont des opérations douloureuses. Après, la meilleure chose à faire, c’est de rester à l’hôtel et se reposer. » Sa plus grande crainte ? Voir des médecins opérer à la chaîne, avec les risques que cela entraîne pour les patients.

Source : Jeune Afrique

  • La beauté à coups de bistouri

    Des oreilles décollées, des poches sous les yeux, des nez trop longs ou encore des visages tombants...Des signes de viellesse qui sont désormais effacés d'un seul coup de bistouri. Au Maroc, la chirurgie esthétique est devenue très à la mode à l'instar des pays occidentaux. Depuis quelques années, « modifier » son corps ou son visage est devenu monnaie courante. Pour ceux ou celles qui veulent se sentir bien dans leurs peaux, la recette est simple. Muni de milliers de dirhams, on pourra alors choisir une luxueuse clinique de préférence à Rabat ou à casablanca, fixer rendez-vous chez un bon chirurgien esthétique, faire le bon choix du nouveau modèle, et c'est parti !!

  • Développement de la chirurgie esthétique au Maroc

    De plus en plus de Français choisissent une opération de chirurgie esthétique au soleil au Maroc, souligne la chaîne de télévision "France 2".

  • Mohamed Guessous : 'opération de chirurgie esthétique au soleil'

    Lors du dernier épisode d'Envoyé Spécial, l'émission culte de France 2, diffusée le jeudi 12 janvier 2006, le Maroc était à l'honneur. Non pas, comme à l'accoutumée dans cette émission rompue aux enquêtes polémiques, par ses militants des droits de l'homme, ses tortionnaires ou ses terroristes, mais à travers sa chirurgie esthétique, en la personne du docteur Mohamed Guessous.

  • Les 10 commandements de Yasmina Baddou

    Prise dans un tourbillon de grèves et de contestations, coincée entre les revendications légitimes et la surenchère politicienne, la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, peine à imposer le nouveau souffle tant espéré. La Joconde de l'Istiqlal cèdera-t-elle aux sirènes de la realpolitik ? Réussira-t-elle les dix travaux, quasi herculéens, que comporte son cahier des charges ?

  • Chirurgie esthétique : Mourir pour être belle

    Elle avait tout pour plaire et une longue vie devant elle. Et pourtant, le destin en a décidé autrement. Karima Errafi, 24 ans, est partie à la fleur de l'âge pour un voyage sans retour. Qui l'aurait cru ? La veille de son décès, le 8 février 2008, cette originaire de la ville de Fqih Ben Saleh, dans la région Tadla-Azilal, était en plein forme. Tous ceux qui l'ont connue témoignent de sa jovialité et de sa bonne humeur contagieuse. Sans parler de sa beauté, qui n'a cessé de faire des jalouses dans son quartier. Ses yeux amandes couleur clair, ses dents bien alignées et sa peau claire et nette ne laissaient personne indifférent.

  • Lifting au soleil

    Ils s'appellent Bernard, Elodie, Patricia, Laurence... certains approchent de la cinquantaine et veulent rajeunir un peu leur allure ; d'autres, à 30 ans, rêvent d'améliorer leur silhouette. Tous partent au Maroc pour une opération de chirurgie esthétique au soleil.

  • Réforme hospitalière, Baddou ne veut pas céder

    « Nos femmes accouchent comme des bêtes dans les CHU ». Yasmina Baddou ne mâche pas ses mots quand elle parle de la situation dans les services de maternité publics. Elle se dit même choquée par les « conditions inhumaines » des services d'accouchement dans les CHU.

  • Maroc, le nouvel eldorado du lifting et de la liposuccion

    La chirurgie esthétique s'est développée très tôt au Maroc. Elle a d'abord concerné les blessés de la Seconde Guerre mondiale, puis les transsexuels. Elle connaît aujourd'hui un boom du fait d'un engouement nouveau pour le « paraître ».

  • Les hommes battus passent aux aveux

    Au Maroc les femmes ne sont pas les seules victimes de la violence conjugale. Il y a aussi des hommes qui sont battus par leurs femmes. Le fait est là et bien réel. Combien sont-ils à être violentés par le sexe féminin ? Difficile de se prononcer à ce sujet. L'absence de statistiques et d'études ne permet pas de mesurer l'ampleur du phénomène. D'autant plus que les centres pour les hommes violentés sont inexistants au Maroc. Néanmoins, cette violence reste minoritaire. Mais, il faut avouer que les hommes maltraités sont moins rares qu'on ne pourrait le croire car le sujet reste tabou et les victimes préfèrent se taire.

  • Harcèlement et arnaque, ces vrais maux qui menacent notre tourisme

    « Les gens sont toujours sur votre dos pour essayer de vous vendre quelque chose à des prix exorbitants, à croire qu'ils nous prennent pour des pigeons au portefeuille bien gras ». C'est le commentaire laissé sur internet par un touriste de passage à Marrakech.