Après deux ans de cavale au Maroc, le suspect du braquage de la Loomis rentre en France

- 15h00 - France - Ecrit par : S.A

Soupçonné d’avoir participé, de près ou de loin, à la tentative de braquage du centre-fort de la Loomis en 2023, un homme est rentré en France, après plus de deux ans de cavale, au Maroc, pour être jugé. Également impliqué dans cette affaire, un autre homme comparaît devant la chambre correctionnelle de la JIRS de Rennes.

L’audition de deux Lorientais par la chambre correctionnelle de la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes a eu lieu mercredi 19 novembre. Ils sont soupçonnés d’avoir participé, de près ou de loin, à la tentative de braquage du centre-fort de la Loomis en mars 2023. Le premier à être interrogé est âgé de 26 ans. En fuite au Maroc depuis plus de deux ans de cavale, il a décidé de rentrer en France pour son procès. Accueilli par les forces de l’ordre à sa descente d’avion, le 3 novembre, il comparait libre. Il aurait accueilli chez lui une partie du commando du braquage. Des soupçons motivés par un simple fait : plusieurs suspects ont été localisés près de son logement situé à seulement 350 mètres du centre-fort. Mais le Lorientais assure qu’il n’a aucun lien avec cette affaire, et qu’il ne connaît aucun des autres prévenus à l’exception de son ami. Quatorze individus sont jugés dans le cadre de cette affaire. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et tentative de vol en bande organisée.

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À la barre, l’ami, un homme de 33 ans, « nie tout, jusqu’à l’absurde : il ne se reconnait pas sur les photos, assure ne pas avoir eu de téléphone », rapporte France bleu. Il serait l’un des éléments clés de la tentative de braquage. « J’étais là pour servir de guide touristique » à une connaissance, assène celui qu’on surnomme Le Turc. Cette connaissance est l’homme qui a reconnu avoir percé le trou du magasin lors du braquage. Son avocate, Elodie Brault, prend sa défense : « Il y a des photos mais pour ma part, j’ai également du mal à le reconnaitre. J’ai l’analyse téléphonique de son entourage, mais je n’ai pas celle de mon client puisqu’il ne sera mis en cause que plusieurs mois après les faits et que c’est un travail d’enquête où l’on va partir du postulat qu’il est coupable et travailler ensuite pour accréditer cette thèse ».

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Le trentenaire est également impliqué dans l’enlèvement d’un dealer en Espagne. En récidive légale, il encourt 20 ans de réclusion, est-il précisé. Les débats autour de cette affaire espagnole auront lieu en cette fin de semaine. Le délibéré est attendu mardi 25 novembre.