
L’approche de la rentrée scolaire et la fin des vacances d’été riment souvent avec le recours aux prêts bancaires devant permettre aux parents marocains de subvenir aux besoins de leurs enfants. Et, les banques se livrent une concurrence très forte.
La liste des établissements homologués par l’Education nationale française est parue dans le Bulletin Officiel (France) du 27 juin dernier. A Casablanca, trois nouveaux intègrent ce cercle très fermé du réseau de la « Mission » : Le groupe La Résidence avec l’homologation des trois niveaux, de la maternelle au lycée ; L’Ecole Internationale (ORT) pour le collège et Léon L’Africain pour le collège et le lycée.
Pour ces établissements, cette homologation, au-delà de la reconnaissance qu’elle implique, crée de nouvelles exigences tant sur le plan pédagogique que de l’organisation. Elle a surtout accentué la pression de la demande émanant de ménages au vu de l’attractivité qu’exerce « La Mission » auprès des parents. Au groupe La Résidence par exemple, la direction a été submergée avec pas moins de 3.000 dossiers reçus, confirme le président Mehdi Hefiri. Impossible de répondre à toutes ces sollicitations, justifie-t-il.
La priorité a été accordée aux élèves étrangers dont les parents travaillent au Maroc car ils ne peuvent pas intégrer le système marocain. Viennent ensuite, les élèves qui poursuivaient déjà leur scolarité dans les établissements du groupe. La Résidence a la particularité d’organiser deux sections : la classique, adossée à la tutelle de l’Education nationale du Maroc et la section française, qui relève directement de Paris.
En intégrant le réseau des écoles françaises, les trois établissements reçus cette année seront soumis à l’ensemble des diligences adossées au fonctionnement de la « Mission ». Elles peuvent prétendre au détachement des enseignants à partir de la France, aux échanges pédagogiques, aux synergies avec les autres établissements. Ce dernier point est capital notamment en matière d’orientation des élèves pour qui s’ouvrent des possibilités de mobilité à l’intérieur du réseau.
Modalités plurielles sur les frais d’inscription
Pour les parents, il va falloir payer un peu plus. Tous les établissements homologués ont revu à la hausse les frais de scolarité, en moyenne de 30%. « Cela ne compense même pas les charges de structure induites par l’homologation », tempère le président du groupe La Résidence. A noter aussi une particularité sur les modalités de frais d’inscription. Alors que les établissements « historiques » de l’AEFE et de l’OSUI font payer un ticket d’entrée unique dans le réseau (20.000 dirhams pour les écoles de l’Osui), les « nouveaux » venus continuent à les exiger pour chaque début d’année scolaire. Il faut compter 3.000 dirhams par élève.
Le label type français est un des éléments de compétition dans l’enseignement privé. Pour les parents qui n’ont pas encore inscrit leurs enfants, attention à ne pas se laisser gruger par la com. Aucune école ne peut prétendre au label français si elle ne figure pas sur la liste que nous publions. Celle-ci est un document officiel qui émane du gouvernement français. Ce tableau est actualisé tous les ans, au terme de l’inspection réalisée par des équipes mandatées par le gouvernement français. Seules les écoles figurant dessus dispensent officiellement les programmes français et à la sortie, le fameux bac qui ouvre le droit de s’inscrire directement dans une université ou école de l’Hexagone.
La vieille astuce qui consiste à brandir le label “enseignement de type français” pour accrocher les parents d’élèves continue à faire des ravages. En toute impunité, plusieurs écoles prétendent offrir le même cursus que celui des écoles dites de la mission. En clair, qu’elles seraient homologuées par les instances de la République française, ce qui leur permet au passage d’afficher des niveaux de frais de scolarité bien supérieurs à la moyenne du marché. L’enseignement type mission a un prix et les parents tombent souvent dans le piège, faute d’information.
L’Economiste - A. S.
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