Mohamed Choukri

- 15h51 - Ecrivains - Ecrit par : Bladi.net

Mohamed Choukri est l’auteur de plusieurs essais et romans, dont le plus célèbre est « Le pain nu », qui a été traduit en plusieurs langues. Mohamed Choukri est né à Beni Chiker. Sa famille se dirige ensuite vers Tanger en 1942, puis vers Tétouan et Oran.

Il retourne ensuite s’installer seul à Tanger. Il devient instituteur, puis professeur, après avoir été élève de l’ةcole Normale et se met à l’écriture. Il est découvert, publié et traduit grâce à Paul Bowles. Sa première nouvelle paraît en 1966, il collabore ensuite régulièrement à des revues littéraires arabes, américaines et anglaises. ہ la même époque, il fréquenta aussi Jean Genet et Tennessee Williams. C’est le premier volet de sa biographie Pain nu, traduit en anglais par Paul Bowles qui le fait connaître d’abord dans le monde anglo-saxon, puis en France grâce à la traduction (en 1980) de Tahar Ben Jelloun de cette œuvre devenu un livre-culte. Il a obtenu le prix de l’amitié franco-arabe en 1995.

Jean Genet est ce père spirituel dont il a hérité la fureur de la transgression. Parmi les grands noms de la littérature qui ont marqué le parcours de l’auteur du « Pain nu », il y a aussi Paul Bowles, Tennesse Williams... Choukri a voulu faire partie, depuis le début de la famille de la littérature mondiale. « Je me suis aperçu que l’écriture pouvait aussi s’avérer une manière de dénoncer, de protester contre ceux qui m’avaient volé mon enfance, mon adolescence et une partie de ma jeunesse. C’est à ce moment seulement que mon écriture est devenue engagée ». Selon l’écrivain, « l’écriture est un pouvoir qui n’est pas extravagant ».

Les écrits de Choukri lui ont valu l’exaspération des conservateurs dans plusieurs pays arabes où son roman a été interdit et l’estime des jeunes marocains et des lecteurs occidentaux. « Il existe, dans la société marocaine, une faction plus conservatrice. Ce sont ces personnes qui jugent mes œuvres perverses. Dans mes livres il n’y a rien contre le régime. Je ne parle pas de politique ni de religion. Mais, ce qui agace les conservateurs, c’est de constater que je critique mon père. Le père est sacré dans la société arabo-musulmane ».

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  • Mohamed Mrabet

    Le fabuleux conteur de Tanger, Mohamed Mrabet est l'auteur d'une littérature orale dont Paul Bowles a retranscrit les récits.

  • Abdellah Taïa

    Abdellah est né en 1973. Originaire d'une famille modeste tenue par une mère tendre mais autoritaire ne sachant ni lire, ni écrire, Abdellah passe son enfance dans la petite ville de Salé, près de Rabat. Très tôt, il s'éprend de cinéma populaire. Puis c'est la découverte de la littérature française et celle « du piège de l'écriture ».

  • Mohamed Khair-Eddine

    Né à Tafraout (sud du Maroc) en 1941 dans une famille de commerçants. Il a vécu à Agadir (1961-1963), à Casablanca (1963-1965), puis 15 ans à Paris (1965-1979) où il y publie beaucoup et anime pour France-Culture des émissions radiophoniques nocturnes, il se marie et a un fils. Il rentre seul au Maroc en 1979, d'un coup de tête dira-t-il.

  • Mouna Hachim

    Née à Casablanca, la capitale de la Chaouia, Mouna Hachim est très tôt habitée par une passion : l'écriture. Une passion qu'elle adore. Diplômé de la faculté des lettres et des sciences humaines, elle a aussi exercé le métier de journalisme des années durant.

  • Rachid O

    Né en 1970, après des études à Marrakech, il séjourne à Paris. En 2000, il a été accueilli comme pensionnaire de la Villa Médicis gérée par la Fondation de France à Rome. Le Maroc qu'il raconte dans ses romans est celui de l'homosexualité décrite de la façon la plus candide.

  • Tahar Ben Jelloun

    Tahar Ben Jelloun est né en 1944 à Fès, mais il a passé son adolescence à Tanger. Il étudie la philosophie à Rabat. Ses études sont interrompues par un séjour forcé de 18 mois dans un camp militaire. C'est là qu'il commence d'écrire. Il enseigne dans des lycées à Tétouan, puis à Casablanca où il collabore au Magazine Souffles.

  • Mohamed Metalsi

    "Mohamed Métalsi, urbaniste et docteur en esthétique, est actuellement directeur des actions culturelles de l'Institut du monde arabe. Depuis 1985, il participe à la création d'événements culturels et artistiques en France, en Europe et dans le monde arabe.

  • Mohamed Nedali

    Mohamed Nedali est né à Tahannaoute en 1962, dans une famille de paysans démunis. Après des études secondaires à Marrakech, il complète sa formation en France (licence en lettres modernes ainsi qu'un diplôme de Cycle spécial à la Faculté des Lettres de Nancy II).

  • Abdellatif Laâbi

    Écrivain marocain de langue française, il a joué un grand rôle dans le renouvellement culturel au Maroc, mais ses écrits et prises de position hostile au régime d'Hassan II lui ont valu la prison, puis l'exil en France.

  • Mohamed Sijelmassi

    Mohamed Sijelmassi est né à Kénitra en 1932. Après des études de médecine à Paris, il regagne le Maroc au début des années 1960. Il se consacre pendant de nombreuses années à l'exercice de la médecine en qualité de pédiatre dans les hôpitaux publics à Marrakech puis à Casablanca.