Rachid O

- 00h02 - Ecrivains - Ecrit par : Bladi.net

Né en 1970, après des études à Marrakech, il séjourne à Paris. En 2000, il a été accueilli comme pensionnaire de la Villa Médicis gérée par la Fondation de France à Rome. Le Maroc qu’il raconte dans ses romans est celui de l’homosexualité décrite de la façon la plus candide.

« l’auteur aborde, frontalement et sans fioritures, sa "gaytitude" de Marocain, musulman énamouré, dès l’âge de seize ans, d’un coopérant français âgé de quarante ans et père de deux enfants. Le père de l’auteur sait tout, mais ne pose pas de questions. De rencontre en rencontre, Rachid O. découvre et l’écrit et le corps. Il faudra peut-être attendre quelques années pour soupçonner l’impact d’un tel aveu, qui a valeur ethnologique » (Maati Kaabal, le Monde diplomatique, avril 1999).

« Pour résumer mon adolescence, j’aimais aimer les garçons et lire des livres. Je suis arrivé à écrire, mais d’abord je voulais venir en France où, par pur hasard, j’ai fait deux livres autobiographiques, d’abord L’enfant ébloui, puis Plusieurs vies, à travers lesquels je suis revenu à la nostalgie de mon enfance et tout ce qui l’entourait. Ces deux textes ont été une passerelle entre moi et la France, il m’ont donné un nouvel équilibre entre la France et le Maroc pour un meilleur glissement dans mon intégration. Aujourd’hui, je ne suis plus moi dans Chocolat chaud, l’imaginaire de ce roman me semble plus réel. Je n’ai plus envie de parler de moi maintenant. » (extrait d’un article de Rachid O. pour le Magazine littéraire, avril 1999)

« Rachid O. appartient, curieusement, plus à la famille d’Hervé Guibert qu’à celle des écrivains marocains, même si son apparition a changé quelque chose de fondamental dans la conscience que les auteurs et les lecteurs de son pays, et du Maghreb en général, avaient de la sexualité. Des gestes, des sentiments, des événements furent écrits par lui, qui ne l’avaient jamais été par un écrivain maghrébin. Non pas qu’on ait ignoré que l’homosexualité masculine et la prostitution, plus ou moins littérale, (c’est-à-dire avec ou sans argent), aient été pratiquées au Maghreb - ce serait un comble ! - , mais certaines choses n’étaient jamais écrites.

bibliomonde

  • Mohamed Choukri

    Mohamed Choukri est l'auteur de plusieurs essais et romans, dont le plus célèbre est « Le pain nu », qui a été traduit en plusieurs langues. Mohamed Choukri est né à Beni Chiker. Sa famille se dirige ensuite vers Tanger en 1942, puis vers Tétouan et Oran.

  • Abdellah Taïa

    Abdellah est né en 1973. Originaire d'une famille modeste tenue par une mère tendre mais autoritaire ne sachant ni lire, ni écrire, Abdellah passe son enfance dans la petite ville de Salé, près de Rabat. Très tôt, il s'éprend de cinéma populaire. Puis c'est la découverte de la littérature française et celle « du piège de l'écriture ».

  • Fouad Laroui

    Né à Oujda en 1958, Fouad Laroui sera un economiste et fera de la recherche en Angleterre. Mais bien avant, il fera ses études au Lycée Français de Casablanca. Un milieu qui le marquera et fera ses apparitions dans certains de ces romans. Il passe ensuite par des grandes écoles françaises (Mines, Ponts et Chaussées). Il en sort ingénieur et se voit confier la direction d'une mine de phosphate.

  • Rachid Boutounes

    Né en 1970 au Maroc, Rachid Boutounes a fait des études de cinéma à l'Ecole Supérieure de Réalisation Audio-visuelle de Paris. Noces en sursis, son premier court métrage, a été programmé au Festival de Montpellier en 1993. Une place au soleil (2004) est son dernier film.

  • Abdy

    Abdy voit le jour en 1971, à Kénitra, au Maroc et arrive à Trappes, en région parisienne à 10 ans pour rejoindre son père instituteur. Le choc des cultures est terrible à l'aube de son adolescence.

  • Mohamed Mrabet

    Le fabuleux conteur de Tanger, Mohamed Mrabet est l'auteur d'une littérature orale dont Paul Bowles a retranscrit les récits.

  • Abdellatif Laâbi

    Écrivain marocain de langue française, il a joué un grand rôle dans le renouvellement culturel au Maroc, mais ses écrits et prises de position hostile au régime d'Hassan II lui ont valu la prison, puis l'exil en France.

  • Tahar Ben Jelloun

    Tahar Ben Jelloun est né en 1944 à Fès, mais il a passé son adolescence à Tanger. Il étudie la philosophie à Rabat. Ses études sont interrompues par un séjour forcé de 18 mois dans un camp militaire. C'est là qu'il commence d'écrire. Il enseigne dans des lycées à Tétouan, puis à Casablanca où il collabore au Magazine Souffles.

  • Rachid Larouz

    Rachid Larouz a vu le jour le 23 juin 1977 dans le sud du Maroc, à Goulmima. En 1992 Rachid se lance de le théatre. Depuis ce jeune marocain opère d'Amsterdam au Pays Bas, où il est l'enseigne du Comedy café.

  • Salim Jay

    Salim Jay est né à Paris en 1951. Il a vécu à Rabat de 1957 à 1973 et apublié de nombreuses chroniques littéraires dans la presse marocaine jusqu'à son installation en France il y a trente ans.