Mouvance islamiste radicale au Maroc : Les interpellations se poursuivent

- 10h57 - Maroc - Ecrit par :

Les interpellations et les condamnations se poursuivent dans les rangs de la mouvance islamiste radicale au Maroc où la tension sécuritaire reste vive en ce début d’année.

Une douzaine de membres présumés du groupe islamiste clandestin « Salafia Jihadia » (salafisme combattant) ont été interpellés début janvier à Casablanca, a-t-on appris, hier, de sources policières.

Par ailleurs, la chambre criminelle de la cour d’appel de Rabat, qui a une compétence nationale en matière d’antiterrorisme, a condamné, vendredi, cinq autres membres de la « Salafia Jihadia » à des peines de 10 à 30 ans de réclusion criminelle. La cour a notamment condamné à 30 ans de réclusion un certain Mustapha Lahlou à l’encontre duquel le procureur avait requis la peine de mort pour son implication dans l’agression de gendarmes afin leur voler leurs armes à feu. Deux autres accusés, Ahmed Glaoui et Mohamed Kiwi, ont été condamnés à 15 ans de réclusion.

Ces condamnations surviennent alors que, selon le quotidien « Aujourd’hui le Maroc », la police judiciaire de Rabat vient de démanteler un réseau de sept personnes qui avaient installé des faux barrages de gendarmerie aux sorties de la capitale pour rançonner les conducteurs. « Ce fait divers d’une extrême gravité », selon le journal, est le premier du genre signalé au Maroc et « ne laisse pas de rappeler le phénomène que connaît l’Algérie où des hommes déguisés en gendarmes ont commis des atrocités inhumaines ».

Plus de 1.100 personnes ont été condamnées au Maroc dans le cadre de la répression judiciaire qui a frappé la puissante mouvance islamiste au lendemain des attentats-suicides de Casablanca (45 morts, le 16 mai 2003), attribués à la « Salafia Jihadia ».

Les fêtes de fin d’année au Maroc ont, par ailleurs, été placées sous très haute surveillance policière et militaire. Des milliers de policiers ont été mobilisés sur la voie publique, des barrages routiers filtrants ont été renforcés aux entrées des grandes agglomérations tandis qu’un hélicoptère équipé de matériel de détection nocturne a survolé Casablanca plusieurs nuits de suite.

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