Nespresso quitte Lyon : Rabat et Meknès raflent la relation client

- 08h00 - France - Ecrit par : Sébastien A.

Le groupe Nespresso a annoncé la suppression de son centre de relation client lyonnais. Cette restructuration entraîne l’externalisation d’une grande partie de ses activités vers le Maroc, épargnant toutefois les boutiques et la force de vente françaises.

La fermeture du pôle lyonnais fait les affaires de la sous-traitance internationale. La marque de café a décidé de confier une grande partie de sa relation client à l’entreprise Concentrix, implantée à Rabat et Meknès. Le reste des services sera délocalisé vers l’Ukraine au sein d’une structure partagée nommée « NBS ». Pour justifier cette décision, la direction avance la nécessité de « gagner en simplicité, en efficacité et en cohérence avec l’organisation globale de la marque », prévoyant également de rassembler ses équipes parisiennes sur un seul lieu et de réorganiser son pôle marketing, rapporte Le Monde.

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L’annonce a fait l’effet d’une bombe mardi 9 juin pour les 173 employés basés à Lyon, informés par une simple réunion en visioconférence sur Teams. Ces salariés s’étonnent de cette décision brutale alors qu’ils venaient d’être félicités pour l’excellence de leur travail lors du quarantième anniversaire de l’enseigne. Le contraste avec la signature récente d’un contrat visiblement onéreux avec la chanteuse Dua Lipa suscite de nombreuses interrogations. Bien que l’entreprise promette un « dialogue social constructif » en évoquant des dispositifs de fin de carrière, un plan de sauvegarde de l’emploi sera bien déclenché pour acter les 178 suppressions de postes prévues au niveau national au sein d’effectifs dont la moyenne d’âge frôle la quarantaine.

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Cette coupe franche frappe pourtant l’une des branches les plus lucratives du géant de Vevey. Elle s’inscrit dans une politique d’austérité drastique menée par Philipp Navratil, qui a pris la direction générale de Nestlé en octobre 2025. Le dirigeant s’est fixé pour objectif de réduire les coûts annuels de plus d’un milliard d’euros dès 2027. Pour y parvenir, 16 000 emplois doivent disparaître à l’échelle mondiale, complétant ainsi une précédente vague de 180 postes de « cols blancs » supprimés fin avril dans les autres filiales françaises du groupe agroalimentaire.