A Lyon, les natifs du Maroc pèsent 8 %
Avec 74 % d’habitants venus d’ailleurs, Lyon n’est plus la ville des Lyonnais. Cette mutation démographique enterre le modèle sédentaire historique pour imposer une dynamique de métropole internationale, où les natifs du Maroc représentent désormais 8 % de la population étrangère.
L’étude de l’Insee est formelle : seulement un habitant sur quatre (26 %) est né à Lyon. Cette statistique place la capitale des Gaules parmi les villes les moins “autochtones” de France, juste derrière Bordeaux. Dans ce brassage, les résidents nés à l’étranger constituent 18 % de la population totale. Parmi eux, les natifs du Maroc (7 400 personnes) forment la deuxième communauté la plus importante, pesant 8 % du total des étrangers, derrière l’Algérie (22 %) et devant la Tunisie (7 %).
À lire : France : 800 € pour un rendez-vous en préfecture pour les étrangers
Ce recul des natifs, qui étaient encore 34 % en 2006, s’explique techniquement par la fermeture des maternités intra-muros, mais surtout par l’attractivité économique de la ville, exlique Actu.fr. Lyon est devenue un pôle de transit universitaire et professionnel majeur, attirant une population jeune et mobile venue d’autres régions ou de l’international.
À lire : Le ciel de Lyon teinté de sable marocain
La géographie de cette diversité reste cependant marquée. Les arrondissements populaires (8ᵉ et 9ᵉ) concentrent 22 % des résidents nés à l’étranger. À l’inverse, le 6ᵉ arrondissement attire une migration interne spécifique : c’est le secteur qui compte le plus de natifs de Paris et des Hauts-de-Seine, illustrant une gentrification par des populations nationales plutôt qu’internationales.