Le Maghreb évite à la France le déclin de sa population
La croissance démographique française marque le pas. Avec seulement 169 000 habitants supplémentaires au 1ᵉʳ janvier 2025, la France enregistre sa plus faible progression depuis l’après-guerre. Un ralentissement structurel désormais compensé quasi intégralement par l’apport migratoire.
Les chiffres de l’Ined sont formels : sans un solde migratoire positif de 152 000 personnes, la courbe démographique frôlerait la stagnation. L’immigration agit aujourd’hui comme le principal rempart contre le vieillissement de la population. Selon l’Insee, la France compte 7,7 millions d’immigrés, dont un tiers a acquis la nationalité française. Si le Maghreb et l’Europe du Sud dominent toujours les origines – avec l’Algérie et le Maroc en tête, suivis du Portugal, de la Tunisie et de l’Italie –, leur poids relatif diminue progressivement au profit d’une diversification accrue.
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Cette évolution s’explique en grande partie par l’actualité internationale. Les nouveaux arrivants, au nombre de 347 000 en 2023, sont le reflet des crises géopolitiques mondiales, comme l’ont illustré les pics d’entrées liés à la guerre en Ukraine ou à la situation en Afghanistan. Autre tendance de fond relevée par les statisticiens : le profil sociologique de ces nouveaux entrants évolue, avec un niveau de qualification et de diplôme en hausse constante.