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Le nouvel an amazigh : une fête païenne, selon le salafiste Hassan Kettani

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11 janvier 2020 - 11h00 - Société

Le salafiste Hassan Kettani n’approuve pas la reconnaissance officielle du nouvel an amazigh qu’il qualifie de « fête païenne ».

Le Yennayer est en passe de devenir une journée fériée, chômée et payée chaque 13 janvier. Les nombreux appels des hommes politiques et membres de la société civile au gouvernement porteront sous peu leurs fruits.

Cette démarche n’est pas partagée par le salafiste Hassan Kettani, connu pour ses positions radicales vis-à-vis de la culture Amazigh et la modernité en général. Selon le prédicateur, cette fête est « païenne » et rappelle l’ère anté-islamique.

Poursuivant son explication, il affirme que l’ensemble des érudits musulmans ont décidé d’interdire la célébration des fêtes préislamiques arabes, perses ou berbères d’avant l’islam.

Sur son compte Facebook, le cheikh salafiste a posté un message dans lequel il s’est interrogé sur « la relation des musulmans avec un roi païen mythique appelé Sheshonq, qui a vaincu un autre pharaon païen dans une bataille imaginaire dont il n’existe aucune preuve. Le salafiste estime que »l’année amazighe n’est qu’une légende visant à diviser les musulmans au Maghreb islamique".

Célèbre prédicateur dans les cercles salafistes, Kettani a été incarcéré en février 2003 pour son activisme, puis rejugé suite aux attentats de Casablanca, survenus le 16 mai 2003. Il a été et condamné à 20 ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs » avant d’être amnistié avec d’autres cheikhs salafistes quelques années plus tard.

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