L’Office des changes traque 45 millions restés hors du Maroc
L’Office des changes passe au crible 37 dossiers d’exportateurs et d’investisseurs marocains. Les contrôleurs soupçonnent certains d’entre eux d’avoir minoré leurs revenus et conservé une partie de leurs bénéfices hors du Royaume.
Les investigations concernent des opérations d’exportation et des investissements réalisés à l’étranger au cours des trois dernières années. Elles ont été déclenchées après la découverte d’écarts entre les recettes générées et les montants déclarés au Maroc.
Sur Bladi.net : Ils ont transféré de l’argent en France, le Maroc veut savoir où il est passé
Les contrôleurs examinent les comptes, les virements bancaires, les contrats commerciaux et les déclarations transmises aux autorités. Ils cherchent notamment à établir si certains revenus auraient été dirigés vers des comptes ou des sociétés établis à l’étranger afin d’échapper aux règles de rapatriement.
Selon Hespress, les premiers éléments recueillis ont renforcé les soupçons pesant sur plusieurs dossiers. Certains exportateurs et investisseurs auraient utilisé des sociétés-écrans et des structures financières complexes pour réduire artificiellement les recettes déclarées au Maroc.
45 millions de dirhams restés hors du Maroc ?
Le montant des bénéfices qui pourraient ne pas avoir été rapatriés est provisoirement évalué à 45 millions de dirhams. Cette estimation pourrait encore évoluer, les outils d’analyse numérique ayant permis de repérer d’autres mouvements financiers inhabituels.
Les personnes concernées ont reçu des demandes d’explication et doivent désormais produire les documents justifiant les écarts constatés. Cette étape permettra de distinguer de simples erreurs comptables d’éventuelles infractions aux règles de change.
Sur Bladi.net : Maroc : l’Office des changes traque les fraudeurs
L’Office des changes croise également ses données avec celles de la Direction générale des impôts (DGI), de l’Administration des douanes et d’autorités étrangères. Les contrôles portent aussi sur les facilités accordées aux investisseurs marocains pour transférer des fonds hors du pays, afin de vérifier qu’elles n’ont pas été détournées pour maintenir des capitaux à l’étranger.