Où est passé le père Noël "marocain" ?

- 23h39 - Maroc - Ecrit par : L.A

La curiosité est passée inaperçue, mais les « pères Noël » ont quasiment disparu des lieux publics à Casablanca. C’est une première dans la métropole dont les grandes artères étaient animées par ce personnage.

En cette fin d’année, les endroits habituels qu’il fréquentait -la place Mohammed V et Bab Marrakech- sont désertés par le fameux « père Noël ». Et tant pis pour nos chérubins qui ont été privés de leur photo-souvenir. En revanche, avec ou sans autorisation, le père Noël est toujours présent dans la rue Prince Moulay Abdellah, l’une des plus fréquentées de la ville.

Toujours est-il que, depuis deux ans, les autorités (Préfecture d’Anfa) ont gelé les autorisations « d’exercice » à tous les « pères Noël » sur les lieux publics pour des raisons de sécurité. « Nous déposions les demandes d’autorisation pour le père Noël au mois de novembre afin de pouvoir s’installer sur la voie publique durant toute la deuxième quinzaine du mois de décembre. Mais les autorités de la préfecture d’Anfa ne nous délivrent plus ces permissions depuis 2006 », explique le gérant d’un labo-photo sur l’avenue Mohammed V.

Pourquoi faut-il une autorisation pour un père Noël ? Parce qu’il occupe la voie publique…, et les attroupements qu’il provoque peuvent être des cibles potentielles pour des attentats terroristes. Ça, c’est pour la version officielle.

Plusieurs jeunes profitaient de l’occasion des fêtes pour gagner un peu d’argent en se déguisant en « papa Noël ». « Les autorités de la Préfecture nous ont refusé l’autorisation d’exploitation de la voie publique par nos assistants qui mettaient le déguisement du père Noël », déplore un photographe professionnel sur la place Mohammed V. « Cela nous a privé d’une source importante de revenu dont on bénéficiait depuis des années », tempête-t-il.

La saison des photographes de rue est gâchée. « On nous a dit que les autorisations ont été suspendues suite aux actes terroristes qui ont secoué Casablanca ces dernières années », explique un photographe installé sur la place Mohammed V.

Pour légitime et logique qu’elle soit, l’explication « sécuritaire » ne convainc pas grand monde. Par ces temps de montée du sentiment islamiste, il n’en fallait pas plus pour voir dans l’interdiction du père Noël un gage fait aux milieux conservateurs.

Le père Noël n’a rien à voir avec une quelconque religion : le personnage, tel qu’il est actuellement, a été inventé par le dessinateur Haddon Sundblom, chargé par Coca-Cola de le « reloooker » aux couleurs blanche et rouge de la marque. Cette opération d’origine commerciale fait encore son chemin aujourd’hui et les grandes enseignes s’en servent pour booster leurs ventes pendant les fêtes.

L’Economiste - Redouane Hajjaj

  • Le père Noël interdit à Casablanca

    Les autorités casablancaises ont formellement interdit au père Noël de se promener au centre-ville de la métropole économique lors des fêtes de fin d'année, de peur d'éventuels actes terroristes.

  • Après le « hawli », les pères Noël !

    A peine l'ébullition d'Aïd El Kébir est passée que les préparatifs pour les fêtes du nouvel an ont commencé pour de nombreuses familles. Pour les commerçants, c'est une occasion exceptionnelle pour gagner de l'argent.

  • Jacques Chirac passe Noël au Maroc

    L'ancien président français Jacques Chirac et son épouse Bernadette sont arrivés dimanche au Maroc pour y passer les fêtes de Noël.

  • Casablanca perce dans le jeu vidéo grâce au coup du lapin

    Sorti à l'occasion des fêtes de Noël, Rayman contre les lapins encore plus crétins, jeu vidéo grand public d'Ubisoft, vient d'être conçu et réalisé de A à Z à Casablanca, dans l'unique studio d'édition de jeu vidéo du monde arabe. Une première pour cette filiale d'un des leaders mondiaux des jeux vidéo cantonnée jusque-là à la création de personnages secondaires. « Tout l'enjeu pour nous a été de mettre en scène un lapin qui se prend pour un humain dans des situations jugées stupides ou comiques par des joueurs américains ou français », s'amuse Younes, à peine trentenaire et déjà responsable d'équipe.

  • Maddie vivante au Maroc ?

    L'agence de détectives Metodo 3 engagée par Kate et Gerry McCann, qui avait promis au couple que Maddie serait avec eux pour Noël, revient à la charge en ce début d'année 2008.

  • "Comme ton père", nouveau film de Gad Elmaleh

    Inspiré de l'enfance du réalisateur, Comme ton père retrace l'histoire d'une famille d'Israéliens débarqués en France dans les années 1970, et dont le père, Félix, interprété par Gad Elmaleh, glisse de proche en proche de la brocante au banditisme.

  • Gad Elmaleh en père et en abeille

    Après avoir tenu des rôles comiques, en décembre vous avez découvert dans les salles obscures, un Gad Elmaleh qui n'incite pas à rire. Résumé de l'avant première du film « Comme ton père » de Marco Carmel dans lequel l'éternel Chouchou interprète un père de famille. Fraîchement débarqué d'Israël avec sa femme Mireille et ses deux enfants, Félix a des rêves de grandeur. Ce brocanteur au grand cœur passionné par les courses, permet à sa famille de prendre ses repères petit à petit ...

  • Expulsés sans toit ni droit

    Rue Al Mourrakouchi, à deux pas du supermarché Label'Vie, dans le quartier Anfa, à Casablanca, une dizaine de tentes se dressent sur un sol non pavé. Frêle et sec, les yeux bleu passé, Mohamed Jari désigne la première à partir de la droite. “C'est ici qu'elle habitait”, lance-t-il, parlant de Fatna, une octogénaire décédée la veille. “Sa fille l'a emmenée à l'hôpital, mais c'était trop tard. Ils lui ont dit que son cœur avait gonflé à cause du froid”. Depuis huit jours, la vieille femme vivait dans la rue, parmi les 27 familles expulsées du bidonville voisin le lundi 19 novembre.

  • Affichage publicitaire : Des façades louées à 1 million de DH par an

    Vous les avez certainement remarquées dans les plus grandes artères des grandes villes du Maroc. Que ce soit à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech ou Agadir, des affiches géantes couvrent des façades entières d'immeubles donnant sur les plus grandes avenues. Ces énormes bâches, visibles de très loin, se monnaient de plus en plus cher et sont destinées à une communication de prestige qui tourne autour de la marque et non d'un seul produit.

  • Chez nous aussi il est interdit de fumer

    C'est peut être bon de « tirer » sur une cigarette, mais tout autant nuisible pour la santé. On ne le répètera jamais assez. Aujourd'hui, le danger que représente la cigarette pour la santé est parfaitement établi. La médecine moderne a dressé une liste bien garnie de maladies graves liées au tabac. Des maladies qui ne concernent pas uniquement les fumeurs actifs, mais également les fumeurs dits « passifs ». D'où la légitimité des interdictions de fumer dans les lieux publics ou à usage collectif.