Le Polisario menace de reprendre la guerre contre le Maroc

- 00h33 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Polisario a brandi vendredi la menace d’une reprise de la guerre contre le Maroc, auquel il dispute depuis 1975 le Sahara Marocain, tout en appelant l’ONU, Madrid et Paris à obliger Rabat à accepter un référendum d’autodétermination.

Le mouvement indépendantiste a menacé de reprendre les armes à l’issue de son 12ème congrès, à Tifariti, en territoire libéré, que Rabat considère comme une zone tampon après le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.

"Le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l’échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario dans la déclaration finale de son congrès, recommandant d’augmenter les capacités combatives de l’Armée populaire de libération sahraouie.

Le ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri, a aussitôt qualifié d’irresponsable cette menace qui ne changera rien au cours des choses car la communauté internationale a déjà pris position en faveur du projet marocain d’une large autonomie dans les provinces du sud du royaume.

"Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, sans limites dans le temps ou dans le nombre des batailles", a insisté le dirigeant du mouvement, Mohamed Abdelaziz. "Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons la conviction que les choses n’avanceront pas, que le Maroc ne veut pas d’une solution pacifique et que l’ONU aura échoué à faire aboutir le processus de décolonisation du Sahara", a-t-il déclaré.

Des négociations directes sous l’égide de l’ONU doivent reprendre du 7 au 9 janvier à Manhasset près de New York après deux premières sessions un juin et aôut. Le Maroc a soumis aux Nations unies un projet de large autonomie pour le Sahara Marocain, sous souveraineté marocaine, en proposant notamment la mise sur pied d’un gouvernement local, d’un parlement et d’une juridiction autonomes.

Rejetant ce projet, le Polisario demande un référendum laissant aux Sahraouis le choix entre indépendance, autonomie ou rattachement au Maroc.

A deux semaines de la reprise des négociations, la menace de guerre est une déclaration démagogique, a jugé le président du Corcas, une instance regroupant des notables sahraouis pro-marocains.

Pour Khelli Henna Ould Errachid, l’attitude du Polisario est un signe de désespoir face à des dissensions internes. "Le Polisario n’a pas de moyens pour engager une guerre à moins que l’Algérie ait décidé de lui fournir des moyens pour attaquer le Maroc", a estimé le chef du Corcas.

L’ONU peine, depuis 1992, à organiser un référendum d’autodétermination dans l’ancienne colonie espagnole que se disputent depuis 1975 le Maroc et le Polisario, soutenu par l’Algérie. Le congrès a stigmatisé "l’attitude de l’ONU qui, en dépit de 16 ans de présence sur le terrain, n’est pas parvenue à s’acquitter de ses obligations".

Estimant que l’Espagne, ancienne puissance coloniale, avait une responsabilité dans ce conflit, le Polisario a également exhorté la France "à jouer un rôle plus constructif plutôt que d’encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international".

AFP

  • Le Maroc pour l'autonomie au Sahara et contre la balkanisation de la région

    Le Maroc a réitéré sa proposition d'autonomie au Sahara mettant en garde contre les risques de balkanisation, à l'ouverture du troisième round de négociations directes entre le Maroc et le Polisario mardi à Manhassset, près de New York.

  • Pas d'accord entre le Maroc et le Polisario sur le Sahara

    Le Maroc, qui contrôle l'essentiel du Sahara, et le Front Polisario, qui revendique l'indépendance du territoire, ont mis fin mercredi à deux jours de pourparlers directs près de New York sans parvenir à un accord sur un conflit qui dure depuis 32 ans. Le médiateur de l'Onu, Peter van Valsum, a dit que les deux parties étaient convenues de se retrouver du 11 au 13 mars au même endroit, Manhasset. Ce sera leur quatrième série de négociations depuis que le Conseil de sécurité les a sommées en avril de s'asseoir à la même table pour rechercher un compromis.

  • Un envoyé de l'ONU au Sahara

    Un envoyé du secrétaire général de l'ONU chargé du dossier du Sahara, se rendra mercredi dans la région pour effectuer des consultations en profondeur avec les parties prenantes, en prévision des prochaines négociations entre le Maroc et le Polisario.

  • Rabat met en garde contre toute rupture du statu quo à Tifariti

    Le Maroc a mis en garde vendredi, contre toute rupture du statu quo à Tifariti, qualifiée par Rabat de zone tampon au Sahara. Réagissant à certains organes de presse qui ont rapporté vendredi que le Polisario comptait peupler Tifariti et y construire des infrastructures, le ministère des affaires étrangères a réitéré que le Maroc ne saurait tolérer toute rupture du statu quo ou fait accompli dans cette zone.

  • La marche de Marocains sur Tifariti reportée au 16 mars

    La marche pacifique prévue initialement le 27 janvier sur la localité de Tifariti, située dans le Sahara et qualifiée de zone tampon par Rabat, a été reportée au 16 mars prochain. L'Association du Sahara marocain, initiatrice de la manifestation, a expliqué, dans une conférence de presse tenue à Rabat, mercredi, que le report était dicté par des raisons logistiques, liées notamment à la bonne préparation et au nombre de citoyens, qui ont manifesté leur volonté de prendre part à la marche.

  • Des Marocains veulent marcher le 27 janvier vers la zone tampon de Tifariti

    Une association marocaine entend organiser le 27 janvier une marche pacifique pour récupérer Tifariti, une bourgade du Sahara Marocain, où les indépendantistes du Polisario ont tenu mi-décembre leur congrès.

  • Sahara Marocain : Le 3ème round dès lundi

    Les négociations avec le polisario reprendront lundi prochain à Manhasset, près de New York. Selon le calendrier Onusien, elles doivent durer trois jours (7, 8 et 9 janvier). La délégation marocaine est similaire à celle qui a participé au 2e round. Outre Chakib Benmoussa, elle sera composée de Taieb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Yassine Mansouri, patron de la DGED et Khalli Hanna Ould Rachid, président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas). Ils seront appuyés par des experts techniques.

  • Le Maroc et le Front Polisario incapables de trouver une solution pour le Sahara selon l'ONU

    Le Maroc et le Front Polisario n'arrivent toujours pas à s'accorder sur l'autodétermination du peuple du Sahara, malgré leur engagement dans un processus de négociations dont le dernier round s'est déroulé ce mois-ci à Manhasset, à New York, a indiqué le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans un nouveau rapport.

  • Report sine die de la marche vers Tifariti

    Une association favorable à la souveraineté marocaine sur le Sahara Marocain a repoussé sine die une marche prévue le 16 mars vers Tifariti, une localité où le Front Polisario avait tenu en décembre son dernier congrès.

  • Sahara : Le Parlement saisit Ban Ki-moon

    Une première dans les annales du Parlement. La Chambre des représentants et celle des Conseillers ont tenu une séance plénière commune hier consacrée à la question du Sahara marocain. Objectif : lancer un appel urgent au secrétaire général de l'ONU pour empêcher la tenue du congrès du Polisario dans la région de Tifariti. Cette réunion, qualifiée d'historique, a permis à tous les partis politiques et organisations syndicales de condamner la décision du Polisario d'exploiter cette zone tampon. Pour tous les intervenants, les séparatistes sont en train de commettre un acte en violation avec la légalité internationale. Ban Ki-moon doit d'urgence intervenir pour arrêter cette mascarade, estiment-ils.