Immobilier : les promoteurs interpellent l’Intérieur

- 12h06 - Maroc - Ecrit par : L.A

C’est sur un nouveau front que se déroule la toute dernière bataille des promoteurs immobiliers. La loi des Finances ayant été bouclée il y a plus d’un mois, les discussions d’ordre fiscal ne sont plus d’actualité. Ce sont plutôt les questions relevant de l’administratif qui interpellent en ce début d’année.

Une réunion s’est tenue, il y a quelques jours, entre la FNPI (Fédération Nationale des Promoteurs Immobiliers) et les départements de l’Intérieur et de l’Habitat. Ordre du jour : les difficultés que rencontrent les professionnels en matière de démarches administratives. Un vrai parcours de bataillon pour décrocher les autorisations de construire et les permis d’habiter, notamment pour les R+3 et plus, de l’avis de nombreux opérateurs. « On fait la fête à chaque fois que nous obtenons ces autorisations », ironise l’un d’entre eux. En effet, le référentiel réglementaire qui fixe les contours de l’instruction du dossier pour l’obtention de ces autorisations et cite les membres de la commission qui statue dans le dossier est une circulaire du ministère de l’Intérieur datant de 1985. Car c’est bel et bien le ministère de tutelle qui représente l’autorité urbaine.

Le hic, selon les promoteurs immobiliers, réside dans la composition de ladite commission : la commune, la préfecture, l’Agence urbaine, les services concédés (eau, électricité et assainissement) et la protection civile. Tous doivent donner un avis favorable sur le dossier remis à la commission d’arbitrage pour qu’il soit validé. « Il est difficile de les réunir tous à la date convenue, chose qui retarde l’avancement des projets immobiliers. Il est encore plus difficile de recueillir un avis favorable de tous », explique Youssef Iben Mansour, président de la FNPI. « Il y a trop de mains sur un même volant, ce qui n’est pas sans compliquer la procédure, d’autant plus que l’avis de tous les membres de la commission est décisionnel », ajoute-t-il.

Une suggestion défendue bec et ongles

La proposition de la FNPI va dans le sens de la reconnaissance aux services concédés du pouvoir d’émettre un avis technique. Mieux encore, les membres de cette fédération proposent que les architectes recueillent directement ces avis avant même de déposer la demande d’autorisation.

Une suggestion que la fédération défend bec et ongles depuis quelques semaines auprès de l’administration centrale. « Si les procédures sont allégées, le secteur de l’immobilier n’aura pas à craindre une quelconque crise », assure Youssef Iben Mansour. Et d’expliquer : « le marché de l’immobilier n’est pas exposé à la crise internationale. Les problèmes sont ailleurs. Ils proviennent de la gestion urbaine, de la pénurie du foncier… Bref, ils sont la conséquence de facteurs endogènes et non pas exogènes comme le soutiennent les fausses rumeurs ».

D’autres discussions sont menées avec le ministère de l’Intérieur. Elles portent notamment sur la relation qu’ont les promoteurs immobiliers avec les régies de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement. Ces dernières existent en dehors des villes comme Casablanca, Rabat ou Tanger-Tétouan, où des accords de concession sont conclus avec des entreprises privées et dépendent directement du département de Chakib Benmoussa. « Les procédures ne sont pas les mêmes pour l’ensemble de ces régies. Chacune d’elles applique un référentiel qui lui est propre et cela finit par créer de la confusion. Nous appelons à une uniformisation procédurale et à ce que les coûts soient précisés selon la nature de la prestation », dixit le président de la FNPI.

Une trame contenant toutes les observations vient d’être soumise à la commission tripartite de l’immobilier (FNPI et ministères de l’Habitat et de l’Intérieur). Une résolution du problème devrait aboutir à l’élaboration d’un barème applicable par toutes les régies. « Si ces chantiers aboutissement au cours de cette année, je suis certain que le secteur de l’immobilier connaîtra une croissance sans pareil », rebondit Iben Mansour. La balle est dans le camp de Benmoussa.

Source : Challenge Hebdo - Nabila Fathi

  • L'Etat s'apprête à signer un contrat-programme avec les promoteurs immobiliers

    Les promoteurs immobiliers auront bientôt leur contrat-programme. Leur fédération finalise actuellement les mesures devant servir de base au dit contrat et tout porte à croire que sa signature est prévue pour cette année.

  • Logement sociaux : des cadeaux pour les promoteurs ?

    Les promoteurs immobiliers ont-ils eu gain de cause ? Aidés par la crainte de la crise et à force de multiplier la pression et les demandes d'incitations afin de continuer à produire les logements sociaux à 200.000 DH, le gouvernement a fini par céder. Actuellement, les discussions sont en cours entre le ministère de l'Habitat, le ministère de l'Intérieur et la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) afin de mettre en place un nouveau dispositif de partenariat. Une commission tripartite a été créée pour boucler ce dossier.

  • Le ralentissement du marché immobilier fait baisser la part du noir

    « A quelque chose malheur est bon ». Ceux qui sont à la recherche d'un logement en ce moment apprécieront certainement ce vieil adage. Car s'il laisse les professionnels de l'immobilier dans l'expectative, le marasme que vit le marché de l'immobilier marocain profite aux acheteurs pour deux raisons.

  • Un baromètre des prix de l'immobilier verra le jour d'ici fin 2009

    Un baromètre semestriel des prix du secteur immobilier verra bientôt le jour. Le projet est porté, d'une part, par la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) et, de l'autre, par Bank Al Maghrib en collaboration avec la Conservation foncière. Au départ, rappelons-le, chaque partie avait initié un projet à part, mais la fédération, qui avait cru être la seule à développer le concept, a fini par s'approcher de l'Institut d'émission pour que les deux projets soient fusionnés.

  • Logements à 140.000 Dhs : l'Etat négocie au cas par cas

    Avec quelques mois de retard, le programme des logements à 140.000 DH semble enfin être mis sur les rails. Après avoir réglé la problématique du foncier en délimitant une réserve de 3800 ha dans 35 villes, le holding public d'aménagement Al Omrane vient d'entamer une nouvelle étape dans le processus de réalisation.

  • Immobilier : la reprise pour bientôt ?

    Grand succès de la 2e édition du Salon international de la promotion immobilière « Darna » qui s'est achevée le 1er mars. Initiée par le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace et la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), cette édition attendait quelque 40.000 visiteurs, selon ses organisateurs.

  • Immobilier : chute des ventes à Marrakech, Casablanca et Rabat résistent

    En dépit du ralentissement sensible de l'économie, l'immobilier de luxe semble toujours avoir le vent en poupe et les grands groupes aussi bien nationaux qu'internationaux multiplient les annonces sur leurs produits. Golf à Bouskoura, resort à Marrakech, riad, villas... L'affichage et la presse écrite sont sollicités pour des campagnes de communication de grande ampleur. Reste à savoir si le marché est réellement porteur. Autrement dit, est-ce que le segment du luxe arrive à tirer son épingle du jeu dans un contexte de crise immobilière internationale ?

  • Immobilier : la vente sur plan démontre ses limites

    La vente en l'état futur d'achèvement semble connaître des difficultés énormes au Maroc. Dans la pratique, cette politique est, cependant, très courante même si elle est actuellement mise en cause par certains promoteurs immobiliers. Toutefois, c'est l'acquéreur qui est le maillon faible. En payant le prix d'un appartement qui n'existe que sur papier, rien n'indique qu'il aura, une fois les travaux achevés, l'appartement de son choix initial.

  • Haut standing : Après l'euphorie, retour à la normale

    Le ralentissement des transactions sur le segment du haut standing est expliqué différemment par les promoteurs immobiliers. Certains l'attribuent à la baisse importante de la demande étrangère, d'autres relèvent à un « retour à la normale » après l'euphorie de ces dernières années.

  • Immobilier de luxe : les craintes se confirment

    Si une ville comme Casablanca arrive à tirer son épingle du jeu dans une conjoncture de récession économique, il n'en est pas de même pour Marrakech et Tanger qui sont en net manque de clientèle. Les raisons sont multiples. La capitale économique avait misé sur une clientèle locale, ses projets ont répondu à des besoins en résidences principales et ses prix n'ont pas connu la fulgurante ascension observée dans la ville ocre et celle du Détroit...