Le samedi libre rallume la colère des enseignants au Maroc

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : Said A.

Des enseignants ont manifesté devant le ministère de l’Éducation nationale pour réclamer le samedi libre et une baisse du temps d’enseignement hebdomadaire à 18 heures. Le syndicat dénonce aussi l’exclusion de certains enseignants d’une indemnité complémentaire.

Le temps de travail des enseignants revient dans le débat au Maroc. Des membres de l’Union nationale de l’enseignement ont organisé, dimanche, un sit-in devant le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et des Sports.

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Leur principale revendication porte sur le samedi. Le syndicat demande que cette journée devienne officiellement un jour de repos pour l’ensemble du corps enseignant, estimant que les fonctionnaires sont censés travailler du lundi au vendredi.

Pour le secrétaire général national de l’UNE, faire travailler les enseignants le samedi ne repose pas sur une nécessité réelle. Il affirme que le décret encadrant les horaires de travail dans la fonction publique fixe la semaine de travail du lundi au vendredi.

Une semaine à 18 heures

Le syndicat ne s’arrête pas au samedi. Il demande aussi de réduire la durée hebdomadaire d’enseignement à 18 heures pour tous les cycles. Les protestataires estiment que cette organisation permettrait malgré tout d’achever les programmes scolaires.

L’UNE cite l’exemple d’établissements fonctionnant déjà avec une organisation en plusieurs rotations, où des enseignants assurent 18 heures par semaine tout en avançant dans les programmes. Pour le syndicat, la charge actuelle n’est donc plus justifiée.

Les manifestants ont également réclamé le versement de l’indemnité complémentaire à tous les enseignants qui en ont été exclus, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier de l’année dernière.

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Selon le syndicat, les enseignants du primaire et du secondaire collégial, qui représentent une grande partie du corps enseignant, n’ont pas bénéficié de cette indemnité de 500 dirhams. Une situation jugée discriminatoire par les protestataires, qui appellent le ministère à ouvrir un dialogue sur l’ensemble de ces revendications.

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