Scandale immobilier à Casablanca : des élus risquent la révocation et la justice
Une vaste opération d’audit de l’Inspection générale du ministère de l’Intérieur révèle de graves infractions dans la région de Casablanca-Settat. Plusieurs responsables communaux distribuent des documents d’urbanisme en violation totale des procédures légales en vigueur.
Selon les éléments rapportés par al3omk, les enquêteurs pointent directement la responsabilité de certains présidents de communes. Ces élus délivrent des permis d’habiter et des attestations de conformité pour des édifices qui ne respectent absolument pas les plans autorisés. Les investigations démontrent que des infractions flagrantes au code de l’urbanisme sont volontairement étouffées pour des calculs électoraux, des pressions locales ou des intérêts privés. Souvent, les étapes de contrôle final des travaux et l’avis obligatoire des commissions techniques sont tout simplement ignorés.
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Le niveau des dépassements franchit un cap avec l’utilisation de données trompeuses glissées dans les dossiers administratifs. Des signatures sont apposées hors de toute compétence légale, permettant d’accorder des autorisations sur des parcelles en situation irrégulière ou visées par des litiges. Plus grave, les inspecteurs constatent que des certificats sont validés sur des projets faisant déjà l’objet de procès-verbaux d’infraction, de décisions de démolition ou d’arrêts de chantier délibérément non exécutés.
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Certains services communaux opposent même un refus injustifié à l’application des recommandations des autorités provinciales. Cette gestion opaque promet de provoquer une violente secousse au sein des entités locales concernées. Le ministère applique fermement le principe de reddition des comptes sur ces dossiers sensibles. Les responsables épinglés s’exposent à des sanctions disciplinaires extrêmement lourdes, incluant la révocation définitive de leurs mandats et des poursuites directes devant la justice administrative.