Sebta privée de chebbakia marocaine pendant le ramadan
À l’approche du mois sacré du ramadan, les douanes confisquent les denrées alimentaires des résidents rentrant du Maroc. L’absence de réglementation claire à la frontière transforme de simples achats familiaux en actes de contrebande présumés, suscitant l’indignation des voyageurs.
Une mère et sa fille ont vu leurs provisions, destinées à la consommation familiale pour le mois de jeûne, saisies et détruites par les agents frontaliers. Leur chariot contenait seulement un kilo de pâtisseries traditionnelles et deux kilos d’olives. Malgré cette faible quantité, un procès-verbal a été dressé pour importation de marchandises sans dédouanement, assimilant ces achats domestiques à un délit douanier.
Frontière : des saisies douanières arbitraires dénoncées par les usagers
Cet incident illustre l’opacité persistante des règles régissant ce point de passage. Les citoyens dénoncent un flou juridique où les contrôles s’effectuent au gré des interprétations individuelles des agents. Une plateforme locale pointe du doigt ce climat de confusion, déplorant que « ce qui est autorisé aujourd’hui est interdit demain », ce qui expose les usagers à une vulnérabilité quotidienne, relate El faro de Ceuta.
Sur Bladi.net : Sebta : attention aux amendes
La controverse est exacerbée par une circulaire gouvernementale, émise il y a quatre ans, censée clarifier les marchandises autorisées. Or, les services douaniers eux-mêmes ont récemment qualifié ce document d’« erroné », affirmant qu’il est dépourvu de toute force législative. Cette contradiction institutionnelle multiplie les situations absurdes et justifie des sanctions disproportionnées pour de simples produits de consommation courante.
La situation engendre un climat de tension palpable, bien éloigné des standards d’une frontière dite intelligente. Les plaintes croisées se multiplient entre des voyageurs se sentant traités comme des criminels pour quelques légumes, et des forces de l’ordre qui qualifient ironiquement leur mission de « contrôle de l’épicier ». À cette confusion s’ajoute l’absence de réciprocité douanière du côté marocain, aggravant le sentiment d’iniquité des résidents locaux.