Ce sous-marin furtif russe qui intéresse de très près la Marine marocaine
Moscou ne lâche pas prise sur le marché marocain de la défense. Alors que le Royaume envisage de doter sa marine royale de sa première capacité sous-marine, la Russie relance activement la promotion de son submersible conventionnel « Amur-1650 ». Une option que Rabat évaluerait sérieusement, selon une analyse américaine, malgré les incertitudes industrielles et la forte concurrence européenne.
La compétition s’intensifie pour fournir au Maroc son premier sous-marin de combat. Selon le site spécialisé 19FortyFive, le Royaume figure parmi les pays qui étudient l’offre russe parallèlement aux propositions européennes, dans le cadre d’une réflexion stratégique visant à renforcer sa dissuasion navale. L’Amur-1650, version export du projet Lada, est présenté comme un bâtiment moderne de 1 765 tonnes, furtif et hautement automatisé, capable de tirer torpilles et missiles de croisière.
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Cependant, cette option comporte des risques majeurs. L’analyse souligne la « fragilité » de l’offre russe face aux alternatives allemandes ou françaises, qui jouissent d’une fiabilité éprouvée. Le programme Amur souffre de retards chroniques et n’a encore jamais été livré à l’export, Moscou cherchant désespérément un premier client pour valider son produit.
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Au-delà de la technique, le contexte géopolitique pèse lourd. Les sanctions internationales et les doutes sur la capacité de la Russie à assurer le soutien logistique à long terme compliquent l’équation. Si des considérations financières peuvent jouer en faveur de Moscou, Rabat garde le silence absolu sur ses intentions, devant arbitrer entre performance technique et stabilité politique du fournisseur.