Rachid Badouri : survolté pour dérider

- 11h22 - Maroc - Ecrit par : L.A

Avec des imitations allant du petit Arabe au culturiste gonflé, Rachid Badouri a offert une prestation très applaudie à la salle Albert-Rousseau hier soir. Dans son excentricité habituelle, la nouvelle fureur de l’humour a fait une entrée qu’on n’aurait pu imaginer autrement : tapageuse, agrémentée d’une ovation préliminaire. C’est que, même s’il semble être nouveau, l’ancien vendeur de chez FutureShop et agent de bord a déjà un public très démonstratif.

Aucune surprise, le jeune Rachid peut se permettre de rire d’à peu près tout ce qui se trouve au Québec. Et tout le monde y passe, l’Italien, le Québécois, le Saguenéen, le Lavallois et bien sûr, l’arabe. Surtout sous le personnage de son père, qu’il transpose en figure d’autorité sous des traits qu’on imagine grossis. Enfin, le public ne peut que se réjouir de rire de tout le monde puisque rien n’est offensant, que des caricatures, les une par-dessus les autres, une après l’autre, à commencer par lui-même. D’ailleurs, l’humoriste le dit : son spectacle est au fond une réminiscence de sa vie, de son enfance à aujourd’hui. Si le passage concernant le petit Lavallois qui s’habitue à la vie québécoise, qui a été étiqueté l’Aladin du groupe est tordant, celui sur son adolescence et ses phases l’est encore plus. Et des différents passages, selon ce qu’il en raconte, il en a beaucoup traversés. Michael Jackson, Fresh, Gino, enfin, on comprend rapidement que le but de cette soirée est de rire de Rachid, tout simplement. Et l’auto-dérision y est pour beaucoup dans le succès d’un spectacle de ce genre.

Les mouvements de Rachid

Ne pensez pas que, dans un spectacle où l’artiste aligne les gags sur tout ce qui est risible, son pays d’origine le Maroc, allait être tassé si facilement. Bon, il n’est pas né au Maroc, mais il y aurait passé du temps. Assez pour dénicher quelques histoires encore plus caricaturales que les images du Lavallois. Les ânes, les familles arabes, les traditions marocaines, Rachid dépoussière les clichés, déride les idées préconçues. Bref, cette portion arabe vient confirmer que le public lui donnerait probablement tous les droits. Et survolté, a certains moments, il enchaîne mots et pas de danse à une vitesse à étourdir son cousin de la scène, Louis-José Houde.

Après une soirée à rire de tout le monde, qui n’y est pas passé dans ce premier spectacle-solo ? Difficile à dire, mais à voir avec quelle franchise la foule a ri, et surtout, avec quelle énergie cet énergumène s’est démené, tout le monde pourrait passer sous son tordeur, personne n’aurait mal.

Le Soleil - Patricia Sauzède-Bilodeau

Voici un extrait de son specacle joué lors du festival " Juste pour Rire"

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