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Tariq Ramadan présente ses excuses pour « ses défaillances »

Tariq Ramadan sur BFM TV (capture d’écran)

7 septembre 2019 - 06h50 - Monde

Après avoir affronté les nombreuses accusations de viols depuis octobre 2017, Tariq Ramadan a décidé de sortir de son mutisme pour livrer sa part de vérité dans les faits qui lui sont reprochés.

Sur BFM, Tarik Ramadan, qui avait promis, il y a quelques jours, de faire la lumière sur ces affaires de viol, a enfin réagi le 6 septembre 2019. Ce feuilleton judiciaire qui a pour l’instant valu à l’islamologue suisse deux mises en examen pour « viol » et « viol sur personne vulnérable » et plus de neuf mois de détention provisoire entre février et novembre 2018, à la suite de deux premières plaintes de femmes à l’automne 2017, ne devrait cependant pas connaître de nouveau chapitre avec la sortie de cet ouvrage.

Pour Tariq Ramadan, il s’agit d’une affaire montée de toutes pièces pour nuire à sa réputation. L’islamologue, dans cette affaire, se pose plutôt en « victime d’un traquenard ».

Dénonçant le « tribunal populaire et médiatique » qui l’a « déterminé comme coupable », il tente la comparaison avec le capitaine Alfred Dreyfus, victime d’une erreur judiciaire, à la fin du XIXe siècle, dans un contexte révélateur d’un climat antisémite en France. Dès lors, il bat en brèche toutes les accusations de viols mais aussi de violences qui lui sont prêtées dans ces différentes affaires. « Quand une femme me dit non, c’est non. Je déteste la violence et je ne suis pas un homme violent », déclare-t-il.

Quant à l’affaire liée à l’accusation de Baltimore aux Etats-Unis, l’islamologue nie tout en bloc, relevant qu’il était plutôt aux Etats-Unis, ce 23 mai 2014, et non à Lyon, comme tente de le justifier la plaignante. Selon Ramadan, cette accusation représente « un écran de fumée sur tout ce que l’on sait déjà ».

Pour soutenir ses propos, Ramadan s’appuie notamment sur des éléments d’une contre-expertise remettant en cause la version d’une des plaignantes. Toutefois, il cite aussi plusieurs personnalités comme Caroline Fourest et Alain Soral qu’il accuse d’être à la manœuvre dans cette affaire.

L’islamologue a profité de ce passage à la télévision pour présenter ses excuses « à sa famille, à Dieu, à tous ceux qui dans la communauté musulmane ont été déçus », tout en indiquant que « ce n’est pas parce qu’il y a eu des défaillances morales qu’on est coupable. »

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