Tribunal de Dieppe : des faux Vuitton et Nike venus du Maroc vendus sur Facebook
Une habitante d’Eu a été condamnée par le tribunal de Dieppe pour la revente de produits contrefaits sur Facebook. L’audience a mis en lumière l’ampleur des réseaux de production internationaux, citant notamment le Maroc et la Chine.
L’affaire, rapportée par le quotidien Paris Normandie, concerne une femme de 53 ans poursuivie pour la détention et la vente de marchandises siglées Nike, Lacoste ou encore Louis Vuitton. Suite à une perquisition menée en 2022, les gendarmes avaient découvert un stock varié comprenant des vêtements, de la maroquinerie et des accessoires, tous identifiés comme des faux par les marques concernées.
Sur Bladi.net : 500 000 € détournés : mandat d’arrêt maintenu contre le fraudeur caché au Maroc
Lors du procès, la défense a souligné la précarité de la prévenue, invalide et percevant le RSA, pour dénoncer un décalage entre l’industrie du luxe et la « misère sociale ». L’avocate a rappelé que sa cliente, simple revendeuse sur les réseaux sociaux, n’était que le dernier maillon de filières mondiales massives où les produits sont massivement fabriqués dans des pays comme le Maroc ou la Chine avant d’inonder le marché européen.
Le ministère public a néanmoins insisté sur l’impact économique global de ces pratiques et la piètre qualité des marchandises. Si les grandes marques ont déposé plainte, la défense a plaidé la clémence en soulignant que la prévenue avait été trompée par son fournisseur après une prétendue cessation d’activité, ignorant selon elle la nature frauduleuse des articles achetés à bas prix.
Sur Bladi.net : Des Marocains entassés dans un fourgon, quatre ans de prison pour le chauffeur
Finalement, le tribunal a rendu un jugement empreint d’humanité au regard de la situation de la prévenue. Elle a été condamnée à une amende de 1 500 euros avec sursis et devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts à la société Louis Vuitton.