Pour la troisième fois en quatorze mois, l’homme de Trump retourne en Algérie parler du Sahara
Massad Boulos, conseiller principal de Donald Trump, vient d’effectuer sa troisième visite en Algérie depuis juillet 2025. Reçu par Abdelmadjid Tebboune et Ahmed Attaf, il a de nouveau abordé le Sahara, sans rendre public le contenu de ces discussions.
Massad Boulos était en visite officielle à Alger dimanche 13 septembre. Il s’agit de son troisième déplacement en Algérie en quatorze mois, après ceux de juillet 2025 et janvier 2026.
Le conseiller américain a d’abord rencontré Ahmed Attaf en tête-à-tête, avant une réunion élargie aux délégations algérienne et américaine. Les deux parties ont évoqué leurs relations économiques et le renforcement du dialogue stratégique entre Alger et Washington.
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Le ministère algérien des Affaires étrangères confirme que les échanges ont également porté sur trois dossiers régionaux : la Libye, le Sahel et le Sahara occidental. Aucun détail n’a cependant été communiqué sur les positions défendues durant la réunion.
Le Sahara absent des déclarations publiques de Boulos
Massad Boulos a ensuite été reçu par Abdelmadjid Tebboune. La présidence algérienne a confirmé cette rencontre dans un bref communiqué relayé par l’Agence de presse algérienne.
À l’issue de ses entretiens, le représentant de Donald Trump a qualifié l’Algérie de partenaire important pour la sécurité régionale. Il a également insisté sur les perspectives offertes aux entreprises américaines et sur le développement de la coopération énergétique. Il n’a en revanche fait aucune déclaration publique sur le Sahara.
Lors de sa première visite à Alger, en juillet 2025, Boulos avait pourtant réaffirmé qu’une autonomie sous souveraineté marocaine constituait, pour Washington, la seule solution envisageable au conflit. La position américaine n’a pas changé depuis : les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara et soutiennent la proposition d’autonomie comme base du règlement.
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La nouvelle visite confirme surtout que l’Algérie reste directement associée aux discussions conduites par Washington. Massad Boulos avait déjà appelé les différents acteurs à accélérer les négociations, estimant qu’il n’était plus acceptable de laisser le processus s’éterniser.
Aucune initiative nouvelle n’a été annoncée à Alger. Mais la présence répétée du conseiller de Trump auprès de Tebboune et d’Attaf montre que le Sahara demeure inscrit dans les échanges entre les États-Unis et l’Algérie, parallèlement au rapprochement sécuritaire, économique et énergétique recherché par les deux pays.