Sahara : Washington impose à l’Algérie le plan marocain
Washington accélère ses manœuvres en Afrique du Nord pour clore le conflit du Sahara occidental. Les États-Unis misent sur le développement économique et la souveraineté marocaine pour convaincre l’Algérie et le Front Polisario d’accepter un accord définitif.
Le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, vient d’achever une tournée stratégique entre Alger et Rabat. Du 27 avril au 1er mai, l’émissaire a multiplié les rencontres pour renforcer la coopération sécuritaire et commerciale. D’après des déclarations transmises à Europa Press, cette mission s’inscrit dans la doctrine de la Maison-Blanche visant à garantir la stabilité de la région. Accompagné du commandant de l’AFRICOM, Dagvin Anderson, le diplomate s’est entretenu avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, tout en consolidant les liens de défense avec l’armée marocaine sur la base aérienne de Ben Guerir.
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Pour sortir de l’impasse, l’administration de Donald Trump réaffirme son appui total à la proposition marocaine d’autonomie. Christopher Landau estime que cette querelle territoriale « ne va dans l’intérêt de personne ». Faisant référence aux conditions de vie précaires à Tindouf, il juge « ridicule d’avoir des gens dans des camps pendant 50 ans alors qu’il y a un progrès économique important ». Les autorités américaines considèrent que l’essor d’infrastructures dans des villes comme Dakhla constitue un levier de pression décisif pour obliger le Front Polisario à revoir sa position.
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Cette dynamique modifie progressivement les équilibres diplomatiques. En octobre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution recommandant d’utiliser le projet de Rabat comme base de travail. Face à ces avancées, les discours évoluent. Le chef de l’État algérien a évoqué un texte onusien qui progresse « sans frictions » avec Washington, délaissant ses formules habituelles. Le temps presse néanmoins pour trouver un compromis, l’émissaire américain avertissant sans détour que la fenêtre d’opportunité pour sceller la paix « ne sera pas ouverte de façon indéfinie ».