Sahara : l’Algérie perd du terrain avant la nouvelle résolution de l’ONU
L’Algérie essuie plusieurs revers à l’approche de l’adoption de la prochaine résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, le 31 octobre.
Déclarations de Steve Witkoff, envoyé du président américain Donald Trump au Moyen-Orient et de Jared Kushner, gendre du chef d’État, fuites du draft de la résolution onusienne, et récente position de la Belgique sur le Sahara… L’Algérie, soutien du Polisario, perd de plus en plus du terrain sur la scène diplomatique internationale. Les récentes déclarations du mouvement indépendantiste n’arrangent pas non plus Alger. Dans une déclaration à une agence de presse internationale, Mohamed Yeslem Beissat, chef de la « diplomatie » du mouvement indépendantiste a annoncé que le Front Polisario se dit prêt à accepter le plan d’autonomie proposé, en 2007, par le Maroc pour le Sahara occidental, mais uniquement si la population sahraouie le valide par référendum. Une idée sans dote soufflée par l’Algérie.
À lire : Sahara : le Polisario se dit prêt à accepter le plan d’autonomie marocain sous condition
Il a expliqué que la proposition du mouvement « comprend les trois options prévues par le droit international : l’indépendance, l’intégration et le pacte d’association libre, qui pourrait ressembler à ce que propose le Maroc ». Sauf que depuis 1974, Rabat a affiché « son opposition catégorique » à voir un État fantoche « dans la partie sud du royaume ». Après la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara sous l’administration Trump en décembre 2020, le plan d’autonomie marocain a reçu une avalanche de soutiens. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui figurent parmi les cinq membres du Conseil de sécurité, soutiennent le plan marocain. La Russie est elle « dans une position constructive » alors que la Chine reste attachée « aux résolutions précédentes », fait savoir Beissat.
À lire : Sahara marocain : la Belgique s’aligne sur la position du Maroc
Face à ces événements d’octobre, l’Algérie cherche à sauver les meubles. Mardi, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf s’est entretenu par téléphone avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Jeudi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accueilli personnellement à Alger Alexei Repik, président de l’organisation patronale russe, Business Russia.