Staffan de Mistura : « Le plus dur commence maintenant » pour le Sahara

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Suite à l’adoption vendredi dernier, par le Conseil de sécurité de l’ONU, d’une résolution sur le Sahara validant le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007, Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, a déclaré mercredi que « c’est maintenant que commence le véritable travail pour parvenir à une solution mutuellement acceptable à un conflit vieux de 50 ans ».

Selon De Mistura, la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara est « significative, car elle démontre l’énergie et la détermination internationales à résoudre ce conflit ». « Auparavant, nous ne pouvions pas compter dessus. Aujourd’hui, elle revêt une importance particulière », a déclaré l’envoyé spécial lors d’une conférence de presse en ligne depuis Bruxelles, ajoutant que l’adoption de ce texte est le « résultat d’un engagement très proactif » du conseiller pour l’Afrique de Donald Trump, Massad Boulos, du représentant américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, et « d’autres membres intéressés, y compris ceux qui se sont abstenus ou n’ont pas voté », faisant référence à l’Algérie qui, bien que membre du Conseil cette année, a décidé de ne prendre part au vote de cette résolution. « Tous ont été impliqués d’une manière ou d’une autre. »

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De Mistura a aussi exprimé son espoir de voir les parties et les membres du Conseil « participer de manière constructive afin de maintenir une dynamique positive ». L’envoyé spécial a toutefois souligné que la résolution, « dans ses paragraphes clairement formulés, fournit un cadre pour les négociations », mais « ne prescrit pas de résultat qui, comme toujours, pour être durable, sera le fruit de négociations menées de bonne foi. Rappelons que participer à des négociations n’implique pas d’accepter automatiquement un résultat ». Dans cette optique, le diplomate onusien dit attendre « avec intérêt de connaître le contenu du plan d’autonomie élargi et actualisé du Maroc » qui invitera toutes les parties à présenter « des propositions et des suggestions » afin d’élaborer un programme de « discussions directes ou indirectes sur les questions les plus importantes », lesquelles devront également tenir compte des demandes du Front Polisario et « d’autres idées pertinentes ».

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La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée vendredi dernier, qui prolonge d’un an le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), « invite les parties à engager des discussions sans conditions préalables, sur la base de la proposition d’autonomie du Maroc, en vue de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable qui prévoie l’autodétermination du peuple sahraoui, reconnaît qu’une autonomie véritable pourrait constituer le résultat le plus réalisable et encourage les parties à présenter des idées pour soutenir une solution définitive mutuellement acceptable ». Suite au vote de cette résolution, le roi Mohammed VI a salué cette décision « historique » avant de déclarer quelques jours plus tard la date du 31 octobre fériée au Maroc. Le Polisario, lui, a averti qu’il ne participerait à aucune négociation excluant le droit à l’autodétermination.