Sahara : l’ONU place le plan d’autonomie marocain au centre de la nouvelle résolution
Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait adopter cette nuit une nouvelle résolution sur le Sahara occidental, marquant une évolution notable dans son approche du processus de négociation. Le texte renouvelle le mandat de la mission de l’ONU tout en redéfinissant les bases de la discussion, plaçant l’initiative marocaine au centre des futurs pourparlers.
Le Conseil devrait ainsi décider de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2026. Plus important encore, la résolution modifie le ton diplomatique en exprimant sa préoccupation face à « l’impasse diplomatique actuelle ». Elle prend note du « soutien exprimé par de nombreux États membres » au plan d’autonomie marocain, le considérant comme « la base pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable ».
Le texte va plus loin en affirmant qu’« une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer la solution la plus réalisable ». Il s’agit d’un appui clair à la proposition marocaine comme fondement de la reprise du dialogue politique. La résolution salue également l’engagement des membres du Conseil, notamment les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, à « faciliter les progrès ».
Un appel à des négociations basées sur l’autonomie
En conséquence, le Conseil de sécurité exhorte les parties – le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie – à s’engager dans des discussions « sans conditions préalables », mais en prenant « pour base la Proposition d’autonomie du Maroc ». L’objectif est de parvenir à une solution politique qui « assure l’autodétermination du peuple du Sahara occidental » tout en reconnaissant que l’autonomie est le « résultat le plus réalisable ».
La résolution accueille favorablement la proposition des États-Unis d’accueillir ces négociations pour soutenir les efforts de l’envoyé personnel, Staffan de Mistura. Enfin, le texte réitère l’importance du respect du cessez-le-feu et exprime sa « profonde préoccupation » face à l’insuffisance du financement destiné aux Sahraouis, tout en renouvelant sa demande de leur enregistrement.