Sahara : le Maroc en position de force face à un Polisario « abandonné » et sans ressources

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

La résolution 2797 adoptée le 31 octobre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU) validant le plan d’autonomie du Sahara proposé par le Maroc en 2007, marque un tournant majeur dans la résolution de ce conflit qui dure depuis des décennies. Tous les regards sont désormais tournés vers le Maroc qui a toutes les cartes en main pour administrer ce territoire.

Cette résolution onusienne donne carte blanche au Maroc qui, depuis la Marche verte, a réussi à étendre sa souveraineté sur le Sahara et, depuis 1991, à maintenir le contrôle de 80 % des 266 000 km² que couvre cette ancienne colonie espagnole. Avec le soutien des États-Unis qui lui fournit des équipements militaires de pointe, Rabat a une large supériorité militaire sur le Polisario qui tente en vain de prendre l’avantage.

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Sur le plan politique, le Maroc a aussi une longueur d’avance. Sous le leadership du roi Mohammed VI, les autorités ont réussi à rassembler les différentes sensibilités du royaume autour de la marocanité du Sahara. A cela s’ajoutent des investissements accrus dans les provinces du Sud, visant à attirer les investisseurs et à offrir de meilleures conditions de vie aux Sahraouis. Sans ressources économiques suffisantes et abandonnés sur le plan politique, le Polisario n’a pas les moyens et la capacité de répondre aux besoins et aux attentes politiques des Sahraouis, analyse Real Instituto El Cano.

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Au plan diplomatique, le Polisario ne fait pas non plus le poids face au Maroc. Sa position au sein de l’Union africaine s’est affaiblie au fil du temps, alors que celle du Maroc s’est renforcée, surtout depuis 2017 que ce dernier a décidé d’adhérer à l’organisation. Au niveau international, Rabat bénéficie du soutien de Washington, Paris, Madrid, Londres et Berlin, qui ont déjà reconnu sa souveraineté sur le Sahara. La République arabe sahraouie démocratique (RASD), quant à elle, n’est reconnue actuellement que par 47 pays.

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La résolution sur le Sahara en faveur du Maroc a été votée par 11 pays, tandis que la Russie et la Chine (ainsi que le Pakistan) se sont abstenus. L’Algérie, membre cette année du Conseil de sécurité, a choisi de ne pas prendre part au vote, manifestant ainsi son désaccord. Avec cette résolution, le Maroc pourrait davantage étendre sa souveraineté sur ce territoire, même si la Cour internationale de justice avait déjà établi en 1975 qu’il n’existait aucun lien de souveraineté marocaine sur ce territoire et la Cour de justice de l’Union européenne a clairement indiqué en 2024 qu’il s’agissait d’un territoire « séparé et distinct » du Maroc.