Les garanties démocratiques et constitutionnelles du plan marocain pour le Sahara

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

En avril 2007, le Maroc avait soumis aux Nations Unies une initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, présentée comme un « compromis réaliste » pour sortir du blocage politique. Le document officiel détaille les principes démocratiques, les droits garantis et le cadre constitutionnel qui régiraient la future région autonome.

Un statut fondé sur la souveraineté et la démocratie

Le texte souligne que cette initiative s’inscrit dans « l’édification d’une société démocratique moderne, fondée sur l’État de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social ».

Il garantit à tous les Sahraouis, « à l’extérieur comme à l’intérieur », « toute leur place et tout leur rôle, sans discrimination ni exclusive, dans les instances et institutions de la région ».

Les populations du Sahara doivent ainsi « gérer elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatifs, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives ».
Ces institutions fonctionneront selon les principes démocratiques et dans le respect de la Constitution du Royaume.

Respect des droits fondamentaux et ancrage constitutionnel

Le paragraphe 24 du document précise :

« Les lois, les règlements et les décisions de justice émanant des organes de la Région autonome du Sahara doivent être conformes au statut d’autonomie de ladite Région et à la Constitution du Royaume. »

Les populations de la région bénéficieront de toutes les garanties constitutionnelles prévues au niveau national :

« Les populations de la Région bénéficieront de toutes les garanties qu’apporte la Constitution marocaine en matière de droits de l’homme tels qu’ils sont universellement reconnus ».

La proposition prévoit en outre que la Constitution marocaine sera révisée pour y incorporer le statut d’autonomie, « comme gage de sa stabilité et de sa place particulière dans l’ordonnancement juridique national ».

Un processus validé par la population

Conformément au principe d’autodétermination inscrit dans la Charte des Nations Unies, le texte prévoit que le statut d’autonomie sera soumis à une libre consultation référendaire des populations concernées.
Ce référendum constitue, selon les termes du document, « le libre exercice, par ces populations, de leur droit à l’autodétermination ».

Le Maroc y réaffirme son engagement à coopérer « pleinement avec le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel » et à négocier « de bonne foi, dans un esprit constructif d’ouverture et de sincérité ».

  • Ce que prévoit concrètement le plan marocain d'autonomie pour le Sahara

    À l'initiative des États-Unis, la résolution du Conseil de sécurité présente le plan d'autonomie proposé par le Maroc comme l'option la plus réaliste et la plus crédible pour parvenir à une issue politique au conflit qui oppose, depuis plusieurs décennies, Rabat au Front Polisario, soutenu par l'Algérie.

  • Sahara : le Polisario affirme que le Maroc n'a pas gagné

    Le Front Polisario rejette toute tentative de négociations avec le Maroc depuis l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies validant le plan marocain d'autonomie du Sahara comme base unique de règlement du conflit.

  • Staffan de Mistura : « Le plus dur commence maintenant » pour le Sahara

    Suite à l'adoption vendredi dernier, par le Conseil de sécurité de l'ONU, d'une résolution sur le Sahara validant le plan d'autonomie proposé par le Maroc en 2007, Staffan de Mistura, l'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, a déclaré mercredi que « c'est maintenant que commence le véritable travail pour parvenir à une solution mutuellement acceptable à un conflit vieux de 50 ans ».

  • Sahara : « L'Algérie était à deux doigts de voter pour la résolution »

    Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s'est exprimé sur la récente adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution sur le Sahara en faveur du Maroc, avouant que son pays était « à deux doigts de voter » pour ce texte.

  • Sahara : l'ONU place le plan d'autonomie marocain au centre de la nouvelle résolution

    Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait adopter cette nuit une nouvelle résolution sur le Sahara occidental, marquant une évolution notable dans son approche du processus de négociation. Le texte renouvelle le mandat de la mission de l'ONU tout en redéfinissant les bases de la discussion, plaçant l'initiative marocaine au centre des futurs pourparlers.

  • Le Polisario refuse toute négociation basée sur le plan d'autonomie marocain

    Le Front Polisario désapprouve la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU adoptant le plan marocain d'autonomie du Sahara comme base unique du règlement du conflit, exprimant son refus de participer à des négociations fondées sur des « propositions » qui « légitiment l'occupation » de l'ancienne colonie espagnole.

  • Sahara : La France a « mouillé sa chemise » pour le Maroc

    Christophe Lecourtier, l'ambassadeur de France au Maroc, a qualifié d'« historique » la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU en date du 31 octobre 2025, validant le plan marocain d'autonomie du Sahara comme base unique de règlement du conflit.

  • Le Polisario fait un appel du pied au Maroc

    Brahim Ghali, le secrétaire général du Polisario a adressé au secrétaire général de l'ONU, António Guterres, une lettre dans laquelle il lui fait part d'une « proposition élargie » visant à engager « de bonne foi et sans conditions préalables » une négociation « directe » et « sérieuse » avec le Maroc.

  • Sahara : la France et les Émirats font bloc derrière le Maroc à l'ONU, l'Algérie fulmine

    Alors que les membres du Conseil de sécurité de l'ONU se préparent à se prononcer sur le nouveau mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (MINURSO), la France et les Emirats intensifient leur lobbying en faveur du Maroc auprès des membres du Conseil.

  • Maroc - Russie : un tournant diplomatique dans la question du Sahara ?

    Jusque-là neutre, la Russie s'apprêterait à marcher dans le sillage des pays comme les États-Unis, Israël, l'Espagne et la France, qui ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara et soutiennent son plan d'autonomie.