Sahara : Washington impose un ultimatum de 3 mois au Maroc et à l’Algérie
Les États-Unis ont étendu jusqu’à ce lundi les pourparlers confidentiels tenus à Madrid entre le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Washington accentue la pression pour obtenir un accord-cadre sur le Sahara d’ici trois mois.
La rencontre, qui devait initialement s’achever dimanche, joue les prolongations. Sur ordre de Massad Boulos, émissaire de Donald Trump pour l’Afrique, les discussions se poursuivent ce lundi dans le plus grand secret à la résidence de l’ambassadeur américain. L’objectif est de sceller une entente rapide sous l’égide de l’ONU, informe El Confidential.
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L’administration américaine impose un rythme soutenu aux négociateurs. La Maison-Blanche souhaite la signature d’un accord-cadre à Washington dans un délai de trois mois, ce qui offrirait au président Trump un succès diplomatique majeur sur ce conflit vieux d’un demi-siècle.
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Au centre des débats figure une nouvelle offre marocaine d’autonomie. Rabat a présenté un document étoffé de 40 pages, contre trois en 2007, qualifié d’« unique base de travail » par la délégation marocaine.
Face à cette offensive diplomatique, Alger et le Front Polisario peinent à maintenir leur exigence historique d’autodétermination. Les discussions s’orientent vers la création d’un comité technique permanent pour examiner les options juridiques sous supervision américaine.
Le climat reste toutefois électrique entre les deux puissances du Maghreb. Le ministre algérien Ahmed Attaf aurait refusé toute photographie officielle avec son homologue marocain, Nasser Bourita, tant que les relations bilatérales ne sont pas normalisées.
Washington vise pourtant bien plus qu’un accord sur le territoire. Le plan américain ambitionne une réconciliation régionale complète, incluant la réouverture des frontières terrestres et la réactivation du gazoduc Maghreb-Europe, vital pour le marché espagnol.
Écartée des négociations directes, l’Espagne multiplie les consultations en coulisses. Le ministre José Manuel Albares enchaîne les entretiens séparés avec les délégations algérienne, marocaine et mauritanienne, mais a exclu tout contact officiel avec le Polisario dans l’enceinte de son ministère.