L’Algerie corrige Washington et exclut tout accord de paix avec le Maroc

- 10h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, s’est prononcé sur l’ « accord de paix » avec le Maroc évoqué récemment par Steve Witkoff, conseiller du président américain Donald Trump au Moyen-Orient.

« […] Un accord de paix entre le Maroc et l’Algérie sera conclu dans les deux prochains mois », a déclaré Steve Witkoff, le 19 octobre dernier dans l’émission 60 Minutes, diffusée sur le réseau américain CBS. Un accord qui pourrait être conclu « d’ici 60 jours ». Mais Alger semble-t-il n’est pas au courant de cet accord. Lors d’une conférence de presse animée à Alger, le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, a manifesté son étonnement. « J’ai été surpris par cette déclaration parce que, personnellement, je ne suis pas au courant d’un projet d’accord de paix entre les deux pays qu’il a cités », a-t-il dit.

À lire : Un accord de "paix" entre le Maroc et l’Algérie en cours, les Etats-Unis à la manoeuvre

Il pense « qu’il y a eu confusion entre ce que tentent de faire les États-Unis dans le dossier du Sahara occidental et les relations marocaines » et que Witkoff voulait parler de l’initiative américaine, en coopération avec l’ONU, de proposer un plan de résolution de la question du Sahara. Le ministre algérien explique : « Les États-Unis travaillent en ce moment avec le Maroc et sont en contact avec le front Polisario. L’accord de paix évoqué par M. Witkoff, c’est cette opération qui est une opération entre le Maroc et les Sahraouis et qui est au cœur de l’initiative américaine. Quant à la dimension algéro-marocaine, elle n’est pas à l’ordre du jour actuellement ».

À lire : Sahara : les États-Unis saluent un vote “historique” à l’ONU et appellent l’Algérie à négocier

Le Maroc et l’Algérie n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis le 24 août 2021 à la suite de la décision d’Alger de les rompre en réaction à une série d’« actes hostiles » de Rabat. La question du Sahara reste l’un des points de friction entre les deux pays.