Sahara marocain : les États-Unis envoient un message clair à l’Algerie

- 19h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Dans un entretien accordé au média Annahar, Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a clarifié la stratégie de l’administration Trump au Maghreb. Si l’urgence soudanaise a occupé une part importante des échanges, le diplomate a tenu des propos significatifs sur le dossier du Sahara et les relations avec Alger.

Interrogé sur les relations américano-algériennes et la récente résolution du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le Sahara occidental, le haut responsable américain a établi un lien direct entre les avancées diplomatiques et la relation privilégiée avec Rabat.
Le Sahara et le « partenariat profond » avec le Maroc

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Massad Boulos a salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui prolonge le mandat de la MINURSO. Pour l’administration américaine, ce vote est qualifié d’historique et constitue une opportunité de « catalyser une dynamique de paix depuis longtemps attendue ».

Le conseiller a explicitement attribué ces développements à la qualité des liens bilatéraux avec le Royaume : « Des progrès rendus possibles par le partenariat profond et la coopération continue des États-Unis avec le Maroc ». Il a réitéré la détermination du président Trump à favoriser une solution durable dans la région.

Algérie : priorité au pragmatisme économique

Concernant l’Algérie, le ton se veut également positif mais axé sur des leviers différents. Massad Boulos a décrit une relation de « partenariat solide » sous la direction des présidents Trump et Tebboune, visant à promouvoir la paix et la sécurité régionales.

Toutefois, l’accent a été mis sur la dimension économique. Washington espère « faciliter l’accès commercial au marché algérien pour les entreprises américaines » et collaborer sur des opportunités de prospérité mutuelle.

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Bien que centrée sur ces enjeux maghrébins, l’interview a également abordé la situation critique au Soudan, qualifiée de « plus grande crise humanitaire mondiale » par Washington, ainsi que les tensions autour du Grand barrage de la Renaissance. Sur ce dernier point, les États-Unis continuent de privilégier une solution diplomatique pour éviter toute escalade militaire entre l’Égypte et l’Éthiopie.

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