L’ambassadeur marocain Omar Hilal lance un appel aux Algériens
L’ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a qualifié la récente résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara de « tournant décisif » et de « changement historique ». Il a souligné que cette décision ouvrait la voie à une nouvelle ère pour la région, appelant l’Algérie à saisir cette opportunité pour une réconciliation en 2026.
Dans une interview accordée à la chaîne américaine Newsmax TV, Omar Hilale a rappelé le lien historique entre son pays et les États-Unis. Il a noté que le Maroc, première nation à avoir reconnu l’indépendance américaine, voyait aujourd’hui Washington porter sa souveraineté sur le Sahara. « Nous espérons qu’en 2026, l’Algérie tournera enfin la page et reconnaîtra à son tour cette réalité », a-t-il déclaré.
Pour l’ambassadeur, la proclamation du 31 octobre comme « Jour de l’unité marocaine » par le roi Mohammed VI est le « couronnement de cinquante ans d’efforts diplomatiques ». Il a rapporté que cette décision avait été accueillie par des célébrations spontanées dans les rues de Laâyoune, Dakhla et Smara.
Le rôle central de Donald Trump et l’appel à l’Algérie
Omar Hilale a particulièrement insisté sur le rôle joué par le président américain Donald Trump. Selon lui, la reconnaissance américaine de 2020 a « brisé la neutralité confortable du Conseil de sécurité » et a « imposé une vision ». Le diplomate a salué son implication dans la tentative de réconciliation régionale et a publiquement invité Donald Trump à visiter le Sahara marocain en 2026.
Le représentant marocain a réaffirmé que le plan d’autonomie était désormais la seule option sérieuse, déjà soutenue par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Il a invité les pays encore hésitants à « venir voir par vous-mêmes » le développement des infrastructures et la stabilité des provinces du Sud.
Le message le plus direct de l’ambassadeur a cependant été adressé à l’Algérie, désignée comme le principal obstacle à l’intégration du Maghreb. « Nous avons fait notre part. L’Histoire nous donne raison. Il est temps de reconstruire », a conclu Omar Hilale.