L’axe Trump-Mohammed VI scelle une alliance militaire sans précédent
L’axe Washington-Rabat se consolide sous l’administration Trump. Cinq ans après les Accords d’Abraham, le Maroc s’affirme comme le premier client militaire des États-Unis en Afrique, avec plus de 8,5 milliards de dollars de contrats actifs. Cette dynamique se double d’un soutien diplomatique, le Roi Mohammed VI ayant rejoint l’initiative américaine du « Conseil de la paix ».
L’alliance militaire entre les États-Unis et le Maroc atteint un nouveau pic d’intensité. Entre la mi-décembre 2025 et la mi-janvier, le Département de la Défense américain a notifié le Congrès de plusieurs ventes d’armes majeures à destination du Royaume, incluant 600 missiles Stinger évalués à 825 millions de dollars et des bombes guidées GBU-39/B, rappelle le journal Le Monde.
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Ces transactions confirment le statut du Maroc comme « allié majeur non-membre de l’OTAN » et premier acheteur d’armement américain sur le continent africain. La valeur des contrats intergouvernementaux actifs est passée de 4,5 milliards de dollars en 2019 à 8,5 milliards en 2025. Rabat modernise sa défense aérienne et terrestre via l’acquisition de chasseurs F-16 Block 72, de systèmes Patriot, de lance-roquettes HIMARS et d’hélicoptères Apache.
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Sur le plan diplomatique, cette proximité s’est illustrée le 19 janvier par l’annonce du Roi Mohammed VI, premier chef d’État arabo-africain à rejoindre le « Conseil de la paix » voulu par le président Donald Trump. Le Maroc bénéficie également d’un traitement économique privilégié, étant relativement épargné par les hausses tarifaires douanières américaines.
Pour Washington, le Maroc fait figure de « pierre angulaire » de la stabilité régionale, notamment face à la menace djihadiste au Sahel où les forces occidentales sont moins présentes. Pour Rabat, ce soutien est crucial dans le contexte de tensions persistantes et de course aux armements avec l’Algérie voisine autour de la question du Sahara occidental.