Le tunnel Marrakech-Ouarzazate vire au casse-tête
Le ministre de l’Équipement a fait le point sur le futur tunnel de l’Ourika. Ce chantier de 10 kilomètres, censé relier Marrakech à Ouarzazate, se heurte à des impasses techniques. La facture s’annonce particulièrement lourde.
Fini le « tunnel de Tichka », il faut désormais l’appeler le « tunnel de l’Ourika ». Invité de l’émission télévisée « Saât Assaraha », Nizar Baraka a vanté les mérites de cet ouvrage souterrain. Le ministre voit dans cette infrastructure routière un accélérateur de développement. Une urgence territoriale amplifiée par les conséquences du séisme d’Al Haouz. Face aux enjeux pour ces provinces de montagne, il l’assure : « Ce projet est possible et nécessaire ».
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Reste que la machine est freinée avant même le premier coup de pioche. Si les études préparatoires sont bien entamées, le passage à la pratique coince. Les ingénieurs ont impérativement besoin de forer une galerie exploratoire pour sonder la roche du Haut Atlas et anticiper les risques. Mais les deux appels d’offres lancés par l’État n’ont pas abouti. Le ministère discute aujourd’hui avec des entreprises spécialisées à l’international pour débloquer la situation.
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Ce retard complique la donne pour un chantier dont l’estimation donne le vertige : la facture devrait s’élever entre 10 et 12 milliards de dirhams. Malgré l’absence de résultats sur ces premiers marchés, l’exécutif refuse d’enterrer cette liaison jugée indispensable. La concrétisation du tracé va toutefois exiger beaucoup de patience. Conscient des délais imposés par cette phase décisive, Nizar Baraka a lui-même lâché : « Il faut peut-être attendre le prochain gouvernement ».