Un Marocain poursuivi pour viol après un mariage forcé

- 09h08 - Maroc - Ecrit par :

Abdelaziz Amri, un Marocain de 31 ans, comparaît libre, à partir d’aujourd’hui, devant la cour d’assises de Seine-et-Marne, accusé d’avoir violé en novembre 1994 une jeune fille de 17 ans épousée de force dans son pays d’origine, ce qu’il nie. Le père de la victime, Slimane Toumi, un ouvrier du bâtiment de 51 ans originaire du Maroc, arrivé en France en 1972, est poursuivi pour complicité de viol, mais est en fuite. Un mandat d’arrêt international a été lancé à son encontre.

Il avait pris la fuite en mai 1997 après sa condamnation à cinq ans de prison par le tribunal de Fontainebleau pour violences répétées sur ses enfants.
Selon l’accusation, la victime a été mariée de force en août 1994, au cours d’un voyage au Maroc, à M. Amri, en l’absence de ce dernier. A son retour en France, la jeune fille de 17 ans trouve refuge dans de la famille à Nanterre. Mais, en novembre, son père vient la chercher et l’emmène de force au domicile familial à Champagne-sur-Seine pour la « consommation du mariage ». La jeune fille est violée par son mari. Suivant la tradition musulmane, le drap taché de sang, preuve de virginité, est remis au père en présence de membres de la famille.
Marié et père de famille
Durant toute l’instruction, M. Amri a nié les faits de viol et récuse qu’il s’agisse d’un mariage forcé, tout en reconnaissant qu’il n’était pas présent lors de la cérémonie au Maroc.
Au début de l’enquête, seuls deux frères de la jeune fille, issue d’une fratrie de 10 enfants, avaient soutenu sa version des faits. Il faudra attendre la fuite de Slimane Toumi pour que son épouse corrobore les accusations de sa fille.
C’est un signalement de la Direction des affaires sanitaires et sociales en mai 1995 qui avait déclenché l’affaire. M. Amri est aujourd’hui marié à une Française et père d’un enfant. Le verdict est attendu demain soir.

Source : http://www.lunion.presse.fr

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