Le Maroc lorgne désormais une place à l’OCDE
Le Maroc réfléchit à demander son adhésion à l’OCDE, selon Africa Intelligence. Cette perspective intervient alors qu’Aziz Akhannouch vient de se rendre à Paris pour présenter devant le Conseil de l’organisation les réformes économiques et sociales menées par le Royaume.
L’information apparaît dans une enquête publiée vendredi par Africa Intelligence. Le média spécialisé affirme que Rabat envisage de déposer à l’avenir une demande d’adhésion à l’Organisation de coopération et de développement économiques.
Aucune candidature officielle n’a toutefois été annoncée à ce stade. Le Maroc ne figure pas non plus parmi les huit pays avec lesquels l’OCDE mène actuellement des discussions formelles d’adhésion : Argentine, Brésil, Bulgarie, Croatie, Pérou, Roumanie, Indonésie et Thaïlande.
La révélation prend une dimension particulière avec le déplacement effectué lundi par Aziz Akhannouch à Paris. Le chef du gouvernement s’est exprimé devant le Conseil de l’OCDE et s’est entretenu avec son secrétaire général, Mathias Cormann.
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Selon les informations officielles communiquées à l’issue de la rencontre, Akhannouch a insisté sur la relation construite entre le Maroc et l’organisation depuis 2005. Il a rappelé que le Royaume avait été l’un des premiers États non membres à bénéficier d’un Programme-Pays et qu’il participe aujourd’hui à 13 instances ainsi qu’à plus d’une trentaine d’instruments de l’OCDE.
Le Maroc est déjà intégré aux travaux de l’organisation. L’OCDE indique que le Programme-Pays a facilité son adhésion à 35 instruments juridiques. Le Royaume est également associé à plusieurs comités et participe à de nombreux autres travaux de l’organisation.
Une adhésion qui nécessiterait plusieurs années
Passer de ce statut de partenaire à celui de membre constituerait cependant une étape beaucoup plus importante. L’OCDE compte actuellement 38 États membres, principalement en Europe, en Amérique et en Asie-Pacifique.
Une éventuelle demande marocaine ne provoquerait pas automatiquement l’ouverture des négociations. Selon la procédure de l’organisation, le Conseil doit d’abord décider d’engager un processus d’adhésion, puis adopter une feuille de route détaillant les examens auxquels le pays devra se soumettre.
Ces évaluations portent sur de nombreux domaines, de la gouvernance à la fiscalité en passant par la concurrence, l’investissement, l’environnement ou les politiques sociales. Elles peuvent conduire à demander au candidat de modifier sa législation ou certaines pratiques. L’ensemble du processus s’étend généralement sur plusieurs années et l’admission finale doit être approuvée à l’unanimité.
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Le rapprochement entre Rabat et l’OCDE s’est encore accéléré ces dernières années. Le Maroc a notamment adopté plusieurs instruments internationaux liés à la fiscalité, sujet qui avait suscité des inquiétudes chez les MRE. En juillet, le gouvernement avait ainsi dû préciser que les nouveaux accords fiscaux liés à l’OCDE ne visaient pas les Marocains résidant à l’étranger.