Aéroport Casablanca : Le « sommet du crime » de Marrakech déjoué, un chef de gang israélien intercepté
Le Maroc vient de briser un projet de réunion mafieuse internationale sur son sol. Les services de sécurité ont interpellé un dangereux criminel israélien dès sa descente d’avion à Casablanca, empêchant la tenue d’un sommet visant à organiser le trafic de drogue au Moyen-Orient.
L’arrestation a eu lieu dès l’arrivée du suspect à l’aéroport Mohammed V. Sur la base de renseignements précis, la police marocaine a neutralisé ce ressortissant israélien avant qu’il ne puisse quitter le terminal. L’homme ne venait pas faire du tourisme : il devait rejoindre Marrakech pour un conclave secret réunissant des parrains du crime organisé. L’ordre du jour de ce rassemblement visait à coordonner les prix des stupéfiants et à ouvrir de nouvelles routes d’acheminement vers Israël et les Émirats.
À lire : Qui est Golan Avitan, l’Israélien extradé par le Maroc ?
Le profil de l’individu est lourd. Le site Mako le décrit comme une figure bien connue des services de police israéliens, ayant déjà purgé plusieurs peines de prison. Son parcours est marqué par la violence, un membre de sa famille ayant été liquidé lors de règlements de comptes. Cette arrestation valide l’efficacité de la coopération sécuritaire entre Rabat et Tel-Aviv. Alertés de la dangerosité du voyageur et de ses projets, les services marocains ont agi sans délai. Une expulsion vers Israël est attendue après la finalisation des procédures légales.
À lire : Le Maroc traque les fugitifs israéliens
Depuis la reprise des relations diplomatiques, certains délinquants israéliens, souvent d’origine marocaine, tentent d’utiliser le Royaume comme une base de repli loin des juges. La coordination du renseignement verrouille cette option, comme le prouve une autre affaire récente. Un homme d’affaires franco-israélien est détenu à Rabat depuis quatre mois sur mandat d’arrêt allemand pour une escroquerie aux devises de plusieurs millions d’euros. Ce dernier tente actuellement de bloquer son extradition en réclamant la nationalité marocaine, une manœuvre juridique qui complique le dossier mais confirme que le pays n’est pas un refuge.