Affaire de l’étudiant Badr : de graves pressions dénoncées sur le témoin clé en prison

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

L’avocate Fatimaezzahra Ibrahimi dénonce les pressions psychologiques exercées en prison sur son client, témoin clé dans l’affaire du meurtre de l’étudiant Badr à Casablanca. Elle réclame une enquête immédiate pour garantir un procès équitable en appel.

Le dossier du « fils de notable », accusé d’avoir mortellement fauché l’étudiant Badr dans un parking de Casablanca à l’été 2023, entre dans une phase tendue. Selon son conseil, l’un des co-accusés subirait des violences psychologiques répétées au sein de la prison de Benslimane, coïncidant avec ses déplacements pour ses examens universitaires.

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Ce détenu occupe une place centrale dans la procédure : il a confirmé devant les juges que le suspect principal était bien au volant lors du drame. Son avocate précise qu’il a choisi « le chemin de la vérité » en refusant catégoriquement toute transaction financière ou intimidation visant à modifier son témoignage.

Face à la gravité de ces faits rapportés au stade de l’appel, la défense exige l’ouverture d’une enquête de terrain par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire (DGAPR). Pour Me Ibrahimi, ces manœuvres constituent des atteintes flagrantes aux droits de la défense et à la « sécurité de la volonté » de son client.

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L’avocate annonce qu’elle n’hésitera pas à solliciter la présidence du ministère public, voire le Cabinet Royal, pour faire cesser ces pressions. Elle avertit que toute tentative d’influencer les déclarations de son protégé ne restera pas impunie, afin de préserver les garanties d’une justice équitable.