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Après un succès commercial, le TGV marocain sombre à cause du coronavirus

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6 juin 2020 - 14h00 - Economie

Le coronavirus a produit un impact négatif sur Al Boraq, le TGV marocain à l’arrêt depuis le 23 mars 2020. La compagnie traverse une période de vaches maigres après une année d’embellie.

Al Boraq a enregistré, en 2019, sa première année d’activité, 3 millions de voyageurs. Un véritable succès commercial. « Depuis qu’Al Boraq est opérationnel, je ne suis plus attaqué par la presse, j’en conclus donc que ce projet est une réussite qui valait le coup d’attendre », se réjouissait Mohamed Rabie Khlie, patron de l’Office national des chemins de fer (ONCF) lors de la présentation du bilan de la première année d’exploitation du train à grande vitesse.

Début 2020, l’embellie du ferroviaire se poursuit. Le TGV a assuré le transport de près de 9 millions de voyageurs sur l’ensemble de ses lignes au premier trimestre de l’année, ce qui a permis de relancer les transports ferroviaires dans le pays. En glissement sur 12 mois, le chiffre d’affaires passagers avait enregistré une hausse de 35,3% avec 1,6 milliard de dirhams (165 millions de dollars) fin 2019.

Un succès qui sera de courte durée. L’apparition du covid-19 frappe de plein fouet le transport ferroviaire. Les autorités marocaines ont décidé de la suspension du trafic des TGV le 23 mars 2020, puis de la fermeture des gares de Rabat-Agdal et Salé-Tabriquet, le 18 avril. Plus d’activité, plus de rentabilité. Le chiffre d’affaires s’écroule.

Début juin, le réseau ferroviaire reprend timidement vie mais Al Boraq est toujours à l’arrêt.

Mots clés: Coronavirus au Maroc (Covid-19) , Office national des chemins de fer (ONCF) , Transport ferroviaire , TGV - Maroc

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