Amnistie fiscale : mode d’emploi pour récupérer les capitaux à l’étranger

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les banques et les établissements assimilés, y compris les compagnies d’assurance, ont un rôle déterminant à jouer, dans le cadre de la mise en application de la nouvelle disposition proposée par le Gouvernement pour amnistier les détenteurs de fonds à l’étranger.

L’identification des non-résidents fiscaux dans leur portefeuille constitue la première étape, rapporte L’économiste. Suivra celle concernant la transmission des informations nécessaires à la Direction générale des impôts (DGI).

A son tour, la DGI partagera ces informations avec les juridictions des pays signataires de l’accord d’échange automatique d’informations.

L’échange d’informations est axé sur l’identité des titulaires des comptes ou, le cas échéant, de leurs bénéficiaires effectifs, des revenus de capitaux mobiliers, des soldes des comptes, de la valeur des rachats des contrats d’assurance-vie et de capitalisation ou des placements de même nature, du produit des cessions ou des rachats d’actifs financiers, précise la même source.

Les banques et les établissements assimilés qui dérogeront à leurs obligations seront passibles d’une amende de 2.000 dirhams par compte. Les clients, eux, paieront une amende de 1.500 dirhams, en l’absence d’une auto-certification permettant d’établir leur résidence fiscale.

L’amnistie fiscale, consignée dans le Projet de Loi de finances (PLF) 2020, sera mise en application dès l’année prochaine. Après celle de 2014, cette seconde vague offre une dernière chance aux clients concernés.

  • Amnistie fiscale : les menaces du gouvernement marocain

    La mise en application de l'amnistie fiscale sur les actifs détenus à l'étranger, consignée dans le Projet de Loi de finances (PLF) 2020, sera une réalité dès 2020. Loin d'être une « routine frauduleuse », cette contribution libératoire s'inscrit dans la droite ligne d'une convention dont le Maroc est signataire.

  • Le Maroc propose une amnistie fiscale pour rapatrier les capitaux

    Dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2020, une nouvelle disposition proposée par le Gouvernement prévoit d'amnistier les détenteurs de fonds à l'étranger. Cette mesure permettra de réaliser un taux de croissance du PIB de 3,7% et de réduire le déficit budgétaire à 3,5%.

  • L'appel aux détenteurs de biens non déclarés à l'étranger avant les sanctions

    Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib (BAM) a, au cours d'une conférence de presse, invité les Marocains détenteurs de biens ou d'avoirs non déclarés à l'étranger à régulariser leur situation.

  • Le Maroc va traquer les comptes à l'étranger

    La Direction générale des impôts (DGI) entend finir avec les plaques fiscales. Dans ce sens, elle recevra le détail des comptes à l'étranger et ce, à compter du 1er septembre 2021 en raison de l'élargissement de la contribution libératoire sur l'argent aux dépôts bancaires.

  • Renseignement des bénéficiaires effectifs : quid des nouvelles obligations des banques ?

    L'administration fiscale a fixé de nouvelles obligations qui s'imposent aux banques et compagnies d'assurance dans le cadre du renseignement des bénéficiaires effectifs.

  • Maroc : une nouvelle amnistie pour les avoirs détenus à l'étranger ?

    Avec la baisse des devises, le gouvernement marocain pourrait se pencher sur une nouvelle forme d'amnistie fiscale, permettant de rapatrier un maximum de capitaux détenus à l'étranger.

  • Maroc : l'amnistie fiscale opérationnelle

    L'amnistie fiscale est entrée dans sa phase opérationnelle. La Direction générale des impôts (DGI) a diffusé l'ensemble des formulaires dédiés à sa souscription.

  • Maroc : vers une nouvelle amnistie fiscale

    Une nouvelle contribution libératoire sera appliquée dès 2020. Sont concernées par cette contribution les personnes ayant leur domicile fiscal au Maroc et détenant des avoirs liquides dans une banque du pays, qui sont issus d'une activité professionnelle, agricole ou de profits n'ayant pas été déclarés avant le 1er janvier 2020.

  • Amnistie fiscale : ouf de soulagement pour les architectes

    La Direction générale des impôts (DGI) a scellé un accord avec l'ordre des architectes. En tout, 1 400 professionnels sur 3 500 adhèrent à l'amnistie fiscale.

  • Maroc : bonne nouvelle pour les interdits bancaires

    Il sera désormais possible de lever l'interdiction bancaire, grâce à la nouvelle proposition de loi de la Trésorerie Générale du Royaume. Quel que soit le nombre de chèques en bois émis, l'amende fiscale a été réduite au taux unique de 1,5%.