Arancha González Laya emportée par la crise avec le Maroc

- 16h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

Arancha González Laya n’est plus, depuis ce samedi, la ministre espagnole des Affaires étrangères. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, vient de la remercier à l’occasion du remaniement opéré. José Manuel Albares, jusque-là ambassadeur d’Espagne en France, est le nouveau chef de la diplomatie espagnole.

Laya paie le prix fort de sa gestion jugée « catastrophique » de la grave crise diplomatique ouverte avec le Maroc après l’accueil en avril de Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño, et la crise migratoire qui s’en est suivie avec l’entrée massive en mai de migrants marocains. Elle a été évincée du gouvernement par Pedro Sanchez qui veut dynamiser la politique étrangère espagnole et trouver une solution durable à cette crise majeure avec le Maroc, avec en toile de fond, la question « sensible » du Sahara.

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Arancha González Laya a toujours été décriée à la tête des Affaires étrangères. En dehors de la mauvaise gestion des crises diplomatiques et migratoires avec le Maroc, il lui est également reproché d’avoir contribué à affaiblir la politique étrangère espagnole, ou plutôt de n’avoir rien fait pour renforcer les relations entre l’Espagne et les États-Unis. La preuve, Pedro Sanchez n’a toujours pas rencontré officiellement le président américain Joe Biden depuis que ce dernier a pris fonction. Il a eu l’occasion d’échanger furtivement (en 29 secondes) avec lui lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles. Les images de cette « rencontre » entre Sanchez et Biden ont durement entaché la crédibilité de l’Espagne.

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