Arancha González Laya limogée à cause de la crise maroco-espagnole ?

- 18h00 - Espagne - Ecrit par : P. A

Le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Luis Planas, et l’actuel ambassadeur en France, José Manuel Albares, pourraient faire leur entrée dans le prochain gouvernement de Pedro Sánchez attendu pour la mi-juillet. Les deux personnalités sont annoncées au ministère espagnol des Affaires étrangères, en remplacement éventuel d’Arancha González Laya dont la cote de popularité est au plus bas.

Le vent de remaniement qui souffle au gouvernement espagnol risque d’emporter un certain nombre de ministres dont Arancha González Laya en charge des Affaires étrangères, très critiquée ces derniers temps pour sa gestion « catastrophique » de l’affaire Brahim Ghali et de la crise diplomatique majeure avec le Maroc qui en découle.

Au ministère des Affaires étrangères, les diplomates voient en Planas, ancien ambassadeur au Maroc de 2004 à 2010, le profil idéal pour succéder à Laya et dénouer la grave crise diplomatique avec le royaume. Mieux, il possède une bonne expérience à l’Union européenne pour avoir été député européen puis secrétaire général du Comité économique et social européen. Quant à Albares, ami et homme de confiance de Sánchez, il a été le chef de la diplomatie de ce dernier et c’est à lui que le Premier ministre a confié la présentation de la politique étrangère qui sera approuvée au Congrès fédéral du PSOE en octobre.

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Des sources diplomatiques ont confié à Vozpópuli que la ministre Laya pourrait perdre ce portefeuille au profit d’un autre. L’objectif visé étant de donner un coup d’accélérateur à la politique étrangère et retrouver le climat de confiance avec le Maroc. Selon les mêmes sources, Laya, experte en commerce international avec plus de 15 ans d’expérience, pourrait se voir confier un nouveau ministère du Commerce et du tourisme, après un éventuel départ de Reyes Maroto et la dissolution du ministère de l’Industrie, du commerce et du tourisme. Le département de l’Industrie reviendrait à Nadia Calviño. Laya et Planas pourraient aussi s’échanger les ministères, font savoir les mêmes sources.

Cette semaine, le vote de la résolution contre l’Espagne à l’Assemblée du Conseil de l’Europe, demandant le retrait de la demande d’extradition contre l’ancien président de la Generalitat, Carles Puigdemont, est également imputé à Laya. « Ce qui s’est passé au Conseil de l’Europe contre l’Espagne est un autre grave échec de la diplomatie espagnole et de sa ministre Laya », a déclaré sur les réseaux sociaux, le sénateur PP, Rafael Hernando, la qualifiant de « ministre incompétente ». Il s’agit d’une « humiliation de la démocratie espagnole », a indiqué pour sa part la Société civile catalane (SCC) qui a appelé à « des limogeages et des démissions dans le corps diplomatique et au ministère des Affaires étrangères ».

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