La crise Maroc-Espagne va-t-elle emporter Arancha González Laya ?

- 22h00 - Espagne - Ecrit par : S.A

La crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne pourrait coûter à Arancha González Laya, ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération son poste au gouvernement. La première vice-présidente Carmen Calvo, proche de l’ambassadrice du royaume à Madrid, Karima Benyaich, est désormais chargée de désamorcer la crise.

Sale temps pour Arancha González Laya. La crise diplomatique entre Rabat et Madrid a fait chuter sa cote de popularité. La cheffe de la diplomatie espagnole obtient une note de 2,8/10, révèle une enquête d’opinion réalisée pour le quotidien La Razon. Elle est donc la ministre la moins appréciée du gouvernement espagnol.

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Mercredi, lors de la session du contrôle du gouvernement par la Chambre des représentants à Madrid, les députés du Parti populaire (PP) ont chargé Arancha González Laya. Ils l’ont accusée notamment « de ne rien faire pour assurer les conditions d’une reprise des relations avec le Maroc », avant de l’exhorter à « cesser de se ridiculiser ».

Selon le journaliste d’El Mundo, Ignacio Cembrero, c’est « tout le monde » qui fait des reproches à la cheffe de la diplomatie marocaine. Se défendant, elle a réaffirmé que la question du Sahara est un « dossier est une politique d’État qui n’a pas changé et qui ne changera pas ». Elle n’a pas pu donner des réponses convaincantes sur l’accueil du leader du Polisario, Brahim Ghali.

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De son côté, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez a pris ses responsabilités après que Arancha González Laya a montré ses limites. Il a confié la gestion de la crise à sa vice-présidente, Carmen Calvo, proche de l’ambassadrice du royaume à Madrid, Karima Benyaich, rappelée à Rabat pour consultation. La cheffe de la diplomatie espagnole pourrait perdre son poste au sein du gouvernement.

  • Arancha González Laya tente de calmer la crise Maroc-Espagne en toute discrétion

    Arancha González Laya, ministre espagnole des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération joue la carte de la discrétion afin de désamorcer la crise diplomatique entre le Maroc et son pays.

  • Arancha González Laya emportée par la crise avec le Maroc

    Arancha González Laya n'est plus, depuis ce samedi, la ministre espagnole des Affaires étrangères. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, vient de la remercier à l'occasion du remaniement opéré. José Manuel Albares, jusque-là ambassadeur d'Espagne en France, est le nouveau chef de la diplomatie espagnole.

  • Arancha González Laya limogée à cause de la crise maroco-espagnole ?

    Le ministre de l'Agriculture et de la pêche, Luis Planas, et l'actuel ambassadeur en France, José Manuel Albares, pourraient faire leur entrée dans le prochain gouvernement de Pedro Sánchez attendu pour la mi-juillet. Les deux personnalités sont annoncées au ministère espagnol des Affaires étrangères, en remplacement éventuel d'Arancha González Laya dont la cote de popularité est au plus bas.

  • Affaire Ghali : non-lieu pour Arancha González Laya

    Le président du tribunal d'instruction de Saragosse, chargé de l'enquête sur l'affaire Bhaim Ghali, a déclaré un non-lieu concernant l'implication de l'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya dans l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario.

  • Affaire Ghali : Arancha González Laya rattrapée par la justice

    Lors de sa comparution lundi devant le juge Rafael Lasala en charge de l'affaire Ghali, l'ancien chef de cabinet du ministère des Affaires étrangères, Camilo Villarino, a déclaré que c'est l'ancienne ministre Arancha González Laya qui a ordonné l'entrée en Espagne, sans formalités douanières, du chef du Front Polisario par la base aérienne de Saragosse.

  • Gonzalez Laya « sacrifiée » pour calmer la colère du Maroc

    La ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a été éjectée samedi du gouvernement à l'occasion du dernier remaniement opéré par Pedro Sanchez. L'Exécutif espagnol a trouvé en elle le fusible idéal pour tenter d'apaiser le Maroc dans la grave crise ouverte depuis l'accueil en avril de Brahim Ghali, leader du Front Polisario, dans un hôpital de Logroño.

  • Carmen Calvo chargée de régler la crise avec le Maroc

    La première vice-présidente du gouvernement espagnol, Carmen Calvo, a indiqué lors d'une réponse à la question orale au gouvernement à la Chambre basse, initiée par le Parti populaire (PP), qu'elle a été mandatée par Pedro Sánchez, pour régler la crise avec le Maroc.

  • Ceuta et Melilla ne sont pas menacées par le Maroc

    La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a déclaré mercredi que la souveraineté espagnole de Ceuta et Melilla « n'est pas menacée et ne le sera pas ».

  • Pedro Sánchez préfère la discrétion sur le règlement de la crise Maroc-Espagne

    Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a réitéré sa volonté d'œuvrer pour le règlement de la crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne. Pour y parvenir, il préfère jouer la carte de la discrétion.

  • Le Maroc rappelle son ambassadrice en Espagne

    L'Espagne a convoqué l'ambassadrice du Maroc, Karima Benyaich suite à l'arrivée de milliers de migrants marocains à Sebta (Ceuta) lundi dernier. En réponse, le gouvernement marocain vient de rappeler la diplomate marocaine pour consultation.