L’État belge accusé d’avoir provoqué l’attentat de la place Saint-Lambert

- 10h00 - Belgique - Ecrit par : G.A

Plusieurs victimes de l’attentat de la place Saint-Lambert de Liège, perpétré par Nordine Amrani, estiment que l’État belge a une grande part de responsabilité dans cette tragédie. La Cour constitutionnelle semble partager cet avis.

L’attentat de la place Saint-Lambert a eu lieu le 13 décembre 2011. Nordine Amrani, un détenu Liégeois d’origine marocaine en liberté conditionnelle, est l’auteur de cette fusillade qui a tué six personnes et fait cent trente autres victimes. Alors qu’il devait encore être entendu pour son implication supposée dans une affaire de mœurs, le mis en cause s’est rendu dans un entrepôt dans lequel il détenait des armes et cultivait des plants de cannabis. Il s’est ensuite rendu sur la place Saint-Lambert muni d’un fusil d’assaut et de grenades. La suite, c’est l’horreur causée par les tirs et les lancements de grenades sur la foule, rapporte La Dernière Heure.

Nordine Amrani avait été libéré par le tribunal d’application des peines en août 2010. « Il a toujours détenu des armes, il fréquentait d’anciens détenus, il était au chômage, il travaillait au noir et il a également commis un nouveau délit. Il est aberrant qu’un nouveau mandat d’arrêt n’ait pas été directement délivré. Je pense que ce sont des négligences qui lui ont permis d’être armé sur la place Saint-Lambert le 13 décembre 2011. Ce drame n’était pas quelque chose d’imprévisible », a déclaré Me Alexandre Wilmotte.

Selon les sages de la cour constitutionnelle, tenir l’État belge pour responsable de ce drame, est une façon de prévenir des drames d’une telle ampleur. « C’est un combat mené depuis plusieurs années auprès de familles qui ont perdu un être cher dans des conditions atroces. Le mis en cause n’aurait pas dû être libéré, mais en plus, si l’on avait surveillé ses conditions de libération, il aurait été remis en prison et ce drame ne serait pas arrivé  », estime Me Wilmotte.

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