Automobile : après une année 2025 noire, le Maroc engage sa révolution électrique

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le secteur automobile marocain sort d’une zone de turbulences inédite pour préparer sa mue. Après avoir subi de plein fouet le ralentissement de la demande européenne et des soucis techniques majeurs en 2025, l’industrie nationale parie sur l’année 2026 pour rebondir grâce à une conversion accélérée vers l’électrique et l’hybride.

L’heure est à la relance par l’investissement. Pour tourner la page d’une année marquée par le repli, les constructeurs installés au Royaume engagent une transformation structurelle de leurs chaînes de montage. Un grand opérateur a ainsi validé un plan courant jusqu’en 2030 pour convertir sa capacité de production de 500 000 véhicules vers une ligne flexible, capable d’assembler indifféremment des moteurs thermiques, hybrides et électriques. En parallèle, l’usine de Kénitra prépare le lancement de deux nouveaux modèles haut de gamme, consolidant une capacité nationale qui atteint désormais un million de véhicules par an.

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Ce virage technologique intervient après un exercice 2025 particulièrement éprouvant, qualifié sans détour par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour : « l’année a été extrêmement difficile ». Les indicateurs ont viré au rouge dès le premier trimestre, avec une chute de 14,6 % dans le segment du montage à fin septembre. Cette contre-performance s’explique par la baisse de la demande pour les véhicules thermiques en Europe, mais aussi par la concurrence agressive des voitures électriques chinoises.

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Au-delà de la conjoncture externe, l’industrie a souffert d’une défaillance spécifique. Un modèle phare assemblé au Maroc, représentant un volume de 190 000 unités annuelles, a vu ses ventes s’effondrer en raison de problèmes techniques liés au moteur. Une crise industrielle qui a servi d’électrochoc pour accélérer l’adaptation de la plateforme marocaine aux nouveaux standards mondiaux.

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